Rome: Le pape appelle à trouver des solutions contre la pauvreté dans le monde
Rome, 11 septembre 2005 (Apic) A l’occasion de l’Angélus, Benoît XVI appelle le sommet extraordinaire de l’ONU du 14 au 18 septembre à New York à trouver des solutions contre la pauvreté, la maladie et la faim dans le monde. En commémoration du 11 septembre, il a lancé également un appel à la lutte contre le terrorisme.
Benoît XVI a appelé les chefs d’Etat et de gouvernement qui prendront par au sommet extraordinaire des Nations Unies du 14 au 16 septembre 2005 à New York à trouver des solutions efficaces à la pauvreté, la maladie et la faim dans le monde. C’est l’appel qu’il leur a lancé après la prière de l’Angélus, le 11 septembre 2005. Pour le quatrième anniversaire des attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, le pape a aussi demandé «aux hommes et aux femmes de bonne volonté» de lutter contre le terrorisme.
Rappelant que mercredi prochain, 14 septembre, s’ouvrira le sommet de l’ONU qui «traitera d’importants thèmes concernant la paix mondiale, le respect des droits de l’homme, le développement et le renforcement de l’Organisation des Nations Unies», le pape a déclaré «faire des voeux fervents pour que les gouvernements réunis trouvent des solutions aux grands objectifs fixés, dans un esprit de concorde et de solidarité généreuse».
«Je souhaite un succès particulier à la mise en oeuvre des mesures efficaces et concrètes pour répondre aux problèmes les plus urgents posés par l’extrême pauvreté, les maladies et la faim, qui affligent tant de peuples», a lancé Benoît XVI.
Dans la cour d’honneur du palais apostolique de Castel Gandolfo, la résidence d’été des papes à une trentaine de kilomètres au sud de Rome, des centaines de pèlerins étaient réunis pour écouter le pape.
Progresser vers les Objectifs du Millénaire pour le Développement
Puis s’adressant aux fidèles de langue anglaise, le souverain pontife a déclaré qu’en ce 11 septembre (quatrième anniversaire des attentats terroristes qui ont frappés les tours du World Trade Center de New York et le Pentagone à Washington), «nous nous souvenons des victimes des violences terroristes à travers le monde. Que Dieu inspire tous les hommes et les femmes de bonne volonté à renoncer à la haine et à construire un monde de justice, de solidarité et de paix».
Le sommet extraordinaire des Nations unies, du 14 au 16 septembre 2005 à New York, se réunit pour examiner la réforme de l’ONU et la progression des ’Objectifs du Millénaire pour le développement’. Ces OMD ont été lancés en 2000 afin de diminuer de moitié la pauvreté dans le monde d’ici 2015. Le Sommet suscite de nombreuses divergences entre pays membres. Il se déroulera en outre dans une atmosphère assombrie par les scandales qui entourent l’opération ’pétrole contre nourriture’ (menée par les Nations Unies en Irak sous Saddam Hussein) qui, de l’avis de nombreux observateurs, réduisent la marge de manoeuvre du secrétaire général, Kofi Annan.
Si tous sont d’accord pour reconnaître l’importance de la poursuite des ’Objectifs du Millénaire pour le développement’, les pays pauvres déplorent que leurs préoccupations soient occultées par les querelles politiques à propos de l’élargissement du Conseil de sécurité ou la définition du terrorisme. De leur côté, certains pays riches estiment que les problèmes de développement occupent une place trop grande dans les documents en préparation.
Ce Sommet, qui rassemblera plus de 150 chefs d’Etat et de gouvernement reprendra les thèmes du rapport présenté, il y a six mois, par le Secrétaire général Kofi Annan. Le cardinal Angelo Sodano, secrétaire d’Etat du Saint-Siège, y représentera Benoît XVI.
Le Secrétaire général a notamment demandé aux pays en développement d’améliorer la conduite de leurs affaires publiques, de défendre l’état de droit, de lutter contre la corruption et d’adopter une optique du développement qui soit ouverte à tous. Il a aussi appelé les pays riches à apporter leur pierre à ces stratégies en accroissant les montants consacrés à l’aide au développement et aux allégements de dette. Et également à tout faire pour rééquilibrer le commerce mondial. Mais on est encore loin de l’objectif de 0,7 % du PNB pour chaque pays industrialisé, consacré à l’aide publique au développement (APD). (apic/imedia/hy/vb)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse