Rome: Benoît XVI reçoit le roi Abdallah II de Jordanie et la reine Rania à Castel Gandolfo
Rome, 12 septembre 2005 (Apic) Le pape Benoît XVI a reçu lundi en audience privée le roi Abdallah II de Jordanie et son épouse la reine Rania, dans sa résidence de Castel Gandolfo.
La salle de presse du Saint-Siège n’a pas donné d’information particulière sur cette audience du pape avec le couple royal jordanien.
Dans un communiqué publié à la veille de la visite, la Cour royale de Jordanie a précisé que la rencontre avec le pape visait à « renforcer les relations établies par la Jordanie avec Jean Paul II », et à discuter pour voir comment « musulmans et chrétiens peuvent continuer à travailler pour la paix, la tolérance et la coexistence ». Le communiqué précisait en outre que le roi Abdallah II et la reine s’arrêtaient à Rome sur leur route vers le sommet mondial des Nations Unies, qui s’ouvre le 14 septembre à New York.
« Pour vaincre les extrémistes, nous devons repousser leur tentative de créer un affrontement de civilisation qui diviserait les hommes de bonne volonté et affaiblirai le progrès vers la paix et la prospérité globales », affirme le roi de Jordanie dans un entretien publiée ce 12 septembre par le quotidien italien « Corriere della Sera ». Il insiste sur la nécessité d’un « dialogue honnête et continu entre l’Occident et le monde islamique ».
Le combat contre le terrorisme? Pas seulement avec des moyens militaires
« Depuis cinq ans, je soutien que la bataille globale contre le terrorisme ne peut être seulement menée qu’avec des moyens militaires », dit encore Abdallah II, ajoutant qu’il s’agit aussi d’un « engagement moral, intellectuel et social ».
43e descendant en ligne directe du prophète Mohammed, Abdallah II est le fils aîné du roi Hussein ibn Talal, auquel il a succédé en 1999 sur le trône hachémite de Jordanie. Né en 1962, il a étudié en Angleterre et aux Etats-Unis. Général d’armée en Jordanie, il a commandé l’unité des Opérations spéciales, chargée de la lutte antiterroriste. Il n’était pas destiné à devenir roi, le prince héritier était Hassan, frère du roi Hussein, depuis 1965. Mais, le 25 janvier 1999, treize jours avant son décès, le roi a désigné Abdallah pour lui succéder.
Le 20 mars 2000, Abdallah II avait accueilli Jean Paul II à Amman pour son 91e voyage hors d’Italie, au début d’un périple qui menait le pape en Palestine et en Israël. Abdallah II avait alors salué en Jean Paul II un « croyant en Dieu », un « homme de paix », un « symbole de tout ce qui est pur et noble dans cette vie » – la foi, la prière et le pardon -, et un « rappel » pour tous que le « pouvoir de l’amour » est plus fort que celui de la haine. Le pape polonais s’était rendu à la résidence royale d’Abdallah II pour l’y rencontrer en privé, et saluer sa famille. Au préalable, le jeune roi de Jordanie et sa femme étaient venus lui rendre visite le 18 septembre 1999, toujours au palais de Castel Gandolfo.
Le 5 septembre dernier, Benoît XVI avait reçu en audience un autre couple royal, le roi Juan Carlos d’Espagne et la reine Sofia. Ce 12 septembre, il a aussi accueilli à Castel Gandolfo six évêques mexicains en visite « ad Limina ». (apic/imedia/ami/pr)
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