France: Sondage sur la transmission aux enfants de la religion et des valeurs
Paris, 21 septembre 2005 (Apic) Selon un sondage «CSA/La Croix» réalisé en juin 2005 et publié par «La Croix» le 21 septembre, parents et grands- parents s’interrogent souvent (68%) sur les valeurs qu’ils souhaitent transmettre aux enfants. Mais 75% estiment qu’il est plus difficile de transmettre des valeurs aujourd’hui qu’hier.
Sous le titre «Transmission de la religion: les parents concernés mais démunis», le quotidien catholique français publie les résultats de ce sondage, réalisé à l’occasion du lancement de «Filotéo» un nouveau magazine pour les 8 – 13 ans édité par Bayard-Jeunesse.
Quand on les interroge sur l’identité des acteurs de la transmission, parents et grands-parents citent les parents (92%), l’école (49%), les organisations culturelles et sportives (26%). Les religions (2%) arrivent derrière les médias (5%).
67% des parents et grands-parents considèrent qu’il est «très ou assez» important de transmettre une connaissance sur les religions à leurs enfants ou petits-enfants. 57% des personnes interrogées déclarent parler souvent ou de temps en temps de Dieu avec eux.
Ce sondage a été réalisé auprès de 600 parents et grands-parents d’enfants de 3 à 25 ans, issus d’un échantillon national représentatif de 1’000 personnes âgées de 18 ans et plus.
Selon ce sondage, la transmission des valeurs est une préoccupation importante des parents, notamment des plus jeunes: 97% des moins de 30 ans s’interrogent souvent sur celles qu’ils veulent transmettre; elle préoccupe aussi une majorité de grands-parents, 59%.
Seuls les plus jeunes – 63% des moins de 30 ans l’affirment – confieraient majoritairement encore ce rôle à leurs propres parents. En revanche, moins de la moitié des parents et des grands-parents (48%) s’estiment incapables d’apporter aux enfants des réponses aux questions qu’ils posent sur le sens de la vie.
Enfin, près de la moitié des adultes (49%) pensent qu’il est important d’éveiller ses enfants ou petits-enfants à leur foi, mais 45% estiment que c’est peu ou pas important. 79% des personnes qui se déclarent sans religion estiment que cela n’est «pas ou pas du tout important». A l’inverse, 89% des catholiques pratiquants estiment que cet éveil de la foi est important et la moitié d’entre eux pensent que c’est très important. (apic/cx/pr)
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