Encadré
Les coûts humains, politiques et économiques de la guerre en Irak sont de plus en plus élevés, selon le GIPRI. Le conflit va se prolonger et il sera très difficile d’y mettre fin, avertit l’étude. Depuis 2003, la guerre a coûté 200 milliards de dollars. «L’Irak a sombré dans le chaos et il ne sera pas possible d’en sortir avant longtemps sans de grands efforts internationaux», a affirmé jeudi Jean-Pierre Stroot, cité par l’ATS. Jean- Pierre Stroot est président de l’Institut international de recherches pour la paix à Genève (GIPRI). Depuis 2003, la guerre a fait officiellement 2000 victimes parmi les soldats de la coalition et les décès de 27000 civils irakiens ont été répertoriés. Mais ce bilan ne tient pas compte des mercenaires et paramilitaires tués, du côté de la coalition, ni des militaires irakiens morts ainsi que des civils irakiens rapidement enterrés. Il a jugé crédibles les estimations de la revue «The Lancet», selon laquelle environ 100 000 Irakiens seraient décédés directement ou indirectement des suites du conflit depuis 2003. Quant aux coûts politiques, ils sont énormes. Pour J.-P. Galice, cette «guerre illégale», effectuée sans l’aval de l’ONU, a affaibli le respect du droit international. (apic/ats/pr)
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