Rome: Exposition oecuménique aux Musées du Vatican
Rome, 30 septembre 2005 (Apic) Sous le titre ’La Parole sculptée», une exposition oecuménique présente le lien entre l’art des premiers chrétiens et la Bible, aux Musées du Vatican.
«La Parole sculptée, la Bible à l’origine de l’art chrétien’, l’exposition oecuménique qui s’est ouverte le 30 septembre 2005 aux Musées du Vatican s’y tiendra jusqu’au 7 janvier 2006. Cette exposition organisée conjointement par le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et l’Alliance biblique universelle, met en lien une série de sculptures et de sarcophages paléochrétiens avec les écritures bibliques, et entend marquer le 40e anniversaire de la promulgation de la Constitution dogmatique conciliaire Dei Verbum du 18 novembre 1965.
L’exposition, dans le département «Pie Chrétien» des Musées du Vatican, s’ouvre avec deux symboles forts: un fac-similé du Codex B de la Bibliothèque vaticane datant du IVe siècle, ouvert sur l’Evangile selon saint Marc, ainsi que le stylo-plume en or créé spécialement par le joaillier Bulgari pour la signature de l’ouverture du Concile Vatican II par Jean XXIII, en 1962.
Puis, au coeur du Musée Pie Chrétien, 23 sarcophages ou sculptures de pierre datant des IIe, IIIe et IVe siècles ont été choisis pour illustrer différents passages de l’Evangile selon saint Marc et du Livre de Jonas. Devant les oeuvres d’art paléochrétiennes particulièrement mises en valeur, les visiteurs peuvent lire des extraits de l’Evangile et du Livre de Jonas traduits «en langue courante» par l’Alliance biblique universelle. Ils se voient en outre offrir un livret – disponible en français, anglais, italien, allemand, espagnol et portugais -, contenant les photos des oeuvres exposées et les extraits des textes bibliques.
Lors d’une conférence de presse, le 29 septembre 2005, le directeur des Musées du Vatican, Francesco Buranelli, a présenté ce «parcours d»exposition nouveau, à l’intérieur même de l’exposition permanente du musée d’art paléochrétien» et souligné la «collaboration étroite» pour sa réalisation entre le Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens et l’Alliance biblique universelle.
Une expo artistique, culturelle et oecuménique
Pour sa part, Mgr Eleuterio Fortino, sous-secrétaire du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, a qualifié cette exposition de «culturelle, artistique, mais aussi spirituelle et oecuménique». Il a rappelé qu’après le Concile, quelque 170 traductions communes de la Bible avaient été réalisées entre l’Eglise et les sociétés bibliques, soulignant que 80 autres sont en projet.
Le pasteur évangélique Valdo Bertalot, secrétaire de la société biblique italienne, a confié à I.MEDIA que l’ensemble des représentants des différentes Eglises chrétiennes présentes en Italie avaient été invités à l’inauguration de l’exposition dans l’après-midi du 29 septembre 2005. Il a cependant regretté l’absence de réponse des orthodoxes à cette invitation.
L’exposition ouverte le 30 septembre 2005 se poursuivra jusqu’au 7 janvier 2006. L’entrée est comprise dans le billet des Musées du Vatican et sera gratuite le dernier dimanche de chaque mois.
L’Alliance biblique universelle, née en 1946, est le rassemblement des 141 sociétés bibliques nationales dont certaines sont apparues dés le début du XIXe siècle. L’objectif de cette association est la diffusion de la Bible au plus grand nombre, avec la collaboration de toutes les Eglises chrétiennes. L’Alliance et les sociétés bibliques proposent ainsi des traductions de la Bible dans le monde entier, en plus de 400 langues.
A propos de Dei Verbum
La Constitution dogmatique Dei Verbum – sur la Révélation – a été l’un des derniers textes votés par les évêques du monde entier réunis à Rome pour le Concile Vatican II, 18 novembre 1965. Mais, depuis le début du Concile en 1962, ce document d’une vingtaine de pages fut l’un de ceux qui retinrent le plus l’attention et cristallisa les tensions. L’enjeu des débats portait sur l’oecuménisme, la fidélité de l’Eglise à l’Ecriture, et le témoignage qu’elle en donne. Dans l’application du Concile de Trente, c’est le catéchisme romain qui avait pris la place de la Bible chez les catholiques.
Ainsi, par exemple, pendant longtemps, l’Ancien Testament ne fut plus abordé que par le biais de ce qu’on appelait «l’histoire sainte». Les protestants, eux, continuèrent à lire, à traduire et à commenter la Bible. Leur présence comme observateurs à Vatican II, voulue par Jean XXIII, contribua certainement à la redécouverte par ce Concile de la Parole de Dieu. (apic/imedia/ami/pr)
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