Italie: Le mouvement «Nous sommes l’Eglise» lancera un appel aux évêques réunis à Rome

Pour qu’ils «affrontent les problèmes réels liés à l’Eucharistie»

Rome, 2 octobre 2005 (Apic) Le mouvement international «Nous sommes l’Eglise» (’We Are Church’) lancera depuis Rome, le 4 octobre 2005, un appel aux évêques réunis pour le synode sur l’Eucharistie au Vatican. Le mouvement contestataire, qui avait organisé un contre-synode lors du rassemblement épiscopal de 2001, souhaite que les évêques affrontent «les problèmes réels liés à l’Eucharistie».

Dans un communiqué envoyé à I.Media, partenaire romain de l’Apic, le mouvement contestataire indique que l’Autrichienne Martha Heizer, responsable de «Wir Sind Kirche», l’Italien Gigi De Paoli, responsable de «Noi Siamo Chiesa», et le théologien allemand Norbert Scholl, lanceront un appel aux pères synodaux réunis à Rome du 2 au 23 octobre 2005. «Nous sommes l’Eglise» demandera alors aux évêques «de ne pas simplement utiliser l’opportunité du synode comme l’occasion d’avaliser de récents documents du Vatican, bien souvent rhétoriques, mais d’affronter les problèmes réels liés à l’Eucharistie».

Le mouvement n’est pas plus précis sur le contenu de l’appel qui sera présenté à Rome le 4 octobre prochain, au troisième jour du synode. D’ordinaire, les questions de la simplification et de la libéralisation du rite eucharistique, de l’accès à la communion des divorcés-remariés et des jeunes enfants, de l’hospitalité eucharistique envers les chrétiens réformés, du mariage des prêtres ou de l’accès des femmes au sacerdoce sont au coeur des préoccupations du mouvement qui invite d’ores et déjà les évêques à garder «le coeur et l’esprit enracinés dans l’Evangile».

Lors de la dernière assemblée générale ordinaire du synode des évêques, en octobre 2001, le mouvement «Nous sommes l’Eglise», en collaboration avec le «Réseau européen Eglise de liberté», avait organisé à Rome un contre-synode de 4 jours, avec une trentaine de participants. Les participants avaient demandé «une plus grande proximité des évêques et des cardinaux avec le peuple», l’instauration d’une «démocratie au sein de l’Eglise catholique», insistant pour que les évêques soient élus par les croyants et qu’ils puissent être de toute origine, prêtres ou laïcs, homme ou femme.

Après l’élection du cardinal Joseph Ratzinger à la tête de l’Eglise en avril 2005, le mouvement international «Nous sommes l’Eglise» a fait part de son espérance comme de son inquiétude. Son président, Christian Weisner, a ainsi espéré que Benoît XVI serait «moins rigide» que par le passé, lorsqu’il était préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, évoquant en particulier les questions de «la femme et de l’oecuménisme». Le mouvement est apparu à l’origine en Autriche en 1995. (apic/imedia/ami/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/italie-le-mouvement-nous-sommes-l-eglise-lancera-un-appel-aux-eveques-reunis-a-rome/