Synode sur l’Eucharistie
Rome, 7 octobre 2005 (Apic) Le pape Benoît XVI est intervenu jeudi personnellement lors de l’heure quotidienne de débat libre qu’il a instauré pour le premier Synode de son pontificat, ont rapporté vendredi les cinq responsables chargés de l’information auprès des journalistes.
Le pape est intervenu un peu plus d’une dizaine de minutes lors du débat libre qui se déroule chaque jour du 18h à 19h. Pour cette première intervention pontificale dans un synode, le pape n’a répondu à aucun des pères synodaux, mais a abordé des questions théologiques. Il a en particulier parlé du lien entre la Pâque juive et la Pâque chrétienne et de la richesse infinie du thème de l’Eucharistie.
Benoît XVI n’avait pas assisté à la réunion plénière du Synode sur l’Eucharistie dans l’après-midi du 6 octobre. Il est arrivé avec un peu de retard au débat libre. Il avait préparé son intervention, mais il a pris la parole sans notes, s’exprimant en italien. Le pape était le dernier des pères synodaux à parler dans la soirée de jeudi. Mgr Nikola Eterovic, le secrétaire général du Synode des évêques, l’a dispensé, en souriant, de la limite des trois minutes de parole accordées aux autres participants.
Les propos de Benoît XVI pourraient être publiés, mais le pape a manifesté le souhait de vouloir au préalable écouter l’enregistrement. Le pape ayant parlé plus de dix minutes à la fin du temps du débat libre, les évêques qui sont intervenus auparavant étaient au nombre de 16.
Leurs interventions ont entre autres porté sur les persécutions de l’Eglise au XXIe siècle, sur la nécessité de la confession pour accéder à la communion et sur la sécularisation, ainsi que sur l’importance de la redécouverte du dimanche comme jour du Seigneur. Certains pères synodaux ont insisté sur la nécessité de catéchiser les fidèles comme les prêtres, ainsi que sur le lien étroit et complémentaire entre liturgie de la parole et liturgie eucharistique. Un intervenant a regretté que la première communion, autrefois bien préparée, soit devenue un évènement social perdant sa dimension sacrée pour devenir un bien de consommation.
Etonnement à propos de l’intinction
Un autre père synodal a évoqué le thème de la redistribution du clergé dans le monde, afin que les prêtres soient mieux répartis en fonction des besoins et non des ressources. Des pères synodaux ont encore fait savoir leur volonté d’insister sur les gestes liés à la consécration et à la distribution de la communion, afin qu’ils ressemblent à ceux du Christ et à ses paroles prononcées lors de la cène. Un prêtre sud-africain s’est par ailleurs étonné que la coutume de l’intinction – un fidèle plongeant l’hostie consacrée dans le calice de vin consacré au moment de la communion – ait été interdite dans son pays. Un autre père synodal lui a répondu en lui expliquant que le fidèle devait recevoir l’Eucharistie du prêtre, et non la prendre, et que seul le prêtre devait pour cette raison faire directement communier les fidèles sous les deux espèces, plongeant lui-même l’hostie dans le vin.
Les noms des intervenants sont désormais anonymes pour la presse, ce qui rend le débat plus libre, ont constaté les responsables de l’information du synode. Par ailleurs, la présence des participants est pointée par le secrétariat du Synode. (apic/imedia/hy/ar/pr)
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