Israël: Selon une étude, le mur de sécurité construit par Israël est néfaste pour Jérusalem
Jérusalem, 10 octobre 2005 (Apic) Le mur de séparation, condamné par la communauté internationale, qu’Israël est en train d’élever à travers les zones arabes de Jérusalem aggrave la situation de milliers de résidents arabes et freine son rôle de grande ville. Telles sont les conclusions d’une équipe de réflexion israélienne qui vient de réaliser une étude sur ce sujet.
L’Institut de Jérusalem pour les études d’Israël a fourni un résumé de l’étude approfondie effectuée sur les effets du mur de sécurité controversé qu’Israël a commencé à construire il y a trois ans. Pour Israël, cette barrière, de plus de 600 kilomètres de long, construite en grande partie sur des terres confisquées aux Palestiniens, est nécessaire pour empêcher les auteurs d’attentats suicides de s’infiltrer dans ses villes.
Une population coupée de ses centres vitaux: hôpitaux, universités, lieux saints.
Le mur de séparation – que les Palestiniens nomment déjà « mur de l’apartheid » – traverse Jérusalem, sur une longueur d’environ 75 kilomètres, coupant les habitants des banlieues arabes des sites sacrés de la ville et aussi des infrastructures comme les écoles et les hôpitaux.
Même si le mur réussit à prévenir des attaques terroristes, souligne ce rapport, la frustration et la colère de nombreux habitants palestiniens « pourrait renforcer l’hostilité et saper les relations fragiles entre les communautés juive et arabe de la ville ». Le mur a aussi coupé les grandes banlieues palestiniennes de la ville.
Les résidents doivent franchir des postes de contrôle et obtenir l’autorisation d’accéder aux sites religieux qui ne sont qu’à une faible distance de leurs maisons, entre autres l’église du Saint-Sépulcre et le site de la mosquée al-Aqsa.
Jérusalem s’isole et devient une ville périphérique
L’étude relève que le mur affecte le marché immobilier car des dizaines de milliers de Palestiniens ayant un statut de résidence israélien et qui se sont trouvés du mauvais côté de la barrière de séparation déménagent dans d’autres parties de la ville non touchées par ce problème. En résultat, les prix de l’immobilier grimpent dans ces quartiers.
« Dans une large proportion, Jérusalem, une ville centrale fournissant des services à plus d’un million d’habitants dans la zone avoisinante est devenue une ville périphérique », note le rapport. « C’est une zone métropolitaine limitée qui dessert seulement 20% des résidents qu’elle avait auparavant, pour la plupart juifs. » L’étude prédit aussi un exode de la population juive en raison des effets négatifs du mur. (apic/eni/be)
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