Mise en garde contre «la légalisation de la mort assistée»
Londres, 12 octobre 2005 (Apic) Les responsables de six communautés religieuses britanniques ont exprimé leur inquiétude concernant ’d’éventuelle mesures en vue de légaliser la mort assistée pour les patients en phase terminale.
«Le soi-disant «droit à mourir» deviendra inexorablement le devoir de mourir, et des pressions économiques et des raisons pratiques pourraient dominer la prise de décision», ont déploré des représentants des religions bouddhiste, chrétienne, hindoue, juive, musulmane et sikhe avant le débat à la chambre des Lords, la chambre haute du Parlement britannique.
Dans une lettre ouverte adressée aux membres des deux chambres du Parlement, les responsables religieux affirment que la majorité des médecins sont opposés au changement, et qu’un changement de la loi porterait atteinte au respect de la vie.
«Aux Pays-Bas, soulignent-ils, une mort sur 32 est le résultat d’une euthanasie: une loi similaire ici pourrait entraîner environ 13’000 morts par an. Les groupes en faveur de l’euthanasie aux Pays-Bas font maintenant campagne pour obtenir d’autres assouplissements afin de comprendre les gens atteints de démence.»
L’archevêque de Cantorbéry, Rowan Williams, leader de la Communion anglicane mondiale, est intervenu dans le débat dans un article publié le 9 octobre dans le journal «Mail on Sunday» dans lequel l’archevêque, qui confie avoir assisté à la mort douloureuse de sa mère, réaffirme son opposition à un changement. «S’il devient légal pour les citoyens de causer la mort d’un autre citoyen, nous ne savons pas bien ou` nous allons», a-t-il fait remarquer.
Dans une interview accordée à la radio de la BBC, le cardinal Cormac Murphy-O’Connor, primat de l’Eglise catholique d’Angleterre et du Pays de Galles, se déclare également «contre la loi, non pas parce que je n’ai aucune sympathie, mais parce que j’ai aussi de la sympathie pour la loi qui protège la vie». (apic/eni/pr)
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