Rome: Importance de l’offrande des fidèles lors des messes pour les défunts
Rome, 13 octobre 2005 (Apic) Le cardinal Attilio Nicora a rappelé la valeur spirituelle et matérielle de l’offrande des fidèles lorsqu’ils font célébrer une messe pour les défunts.
Le président de l’Administration du patrimoine du siège apostolique (APSA), qui prenait la parole mercredi lors de la 15e congrégation générale du Synode des évêques, a également évoqué l’importance de la piété envers les défunts ainsi que la nécessité de la formation des consciences à ce sujet.
Le cardinal Nicora, administrateur des biens du Saint-Siège, a ainsi regretté que la pratique de faire célébrer «la Sainte Messe en faveur des vivants et des défunts» soit de moins en moins pratiquée. Il a aussi décrit l’offrande du fidèle comme «une occasion positive de faire grandir le sens de la participation, tant spirituelle que matérielle, à l’Eucharistie et au dynamisme charitable qui en découle».
Le président de l’APSA a alors précisé les fruits de cette offrande. Selon lui, elle est une «participation personnelle au sacrifice eucharistique» aussi bien qu’une «privation de biens propres, dans l’esprit de sacrifice et de solidarité», et elle reste une façon très concrète et utile de concourir à l’entretien des prêtres et à la réalisation de l’activité apostolique de l’Eglise. La messe pour les défunts, qui rappelle la perspective de la résurrection de la chair, assume également une grande valeur éducative, a-t-il estimé.
La considération du mystère de la mort tend à disparaître en Occident
Le prélat a enfin approuvé la piété envers les défunts, qui mérite d’être «cultivée parmi les fidèles», particulièrement ceux qui vivent «dans le monde occidental, dans un contexte qui tend à faire disparaître la considération du mystère de la mort». Il a regretté le traitement du corps du défunt «comme un encombrement», ainsi qu’un rapport spirituel avec lui réduit à une «mémoire générique».
«Comme cela se produit dans de nombreux autres aspects de la tradition spirituelle, si personne n’en parle et n’en expose les raisons et la valeur, cette pratique aussi est destinée à disparaître», a ajouté le haut prélat, insistant sur la nécessité d’une catéchèse spécifique, reconnaissant la haute signification théologique de cette offrande.
«Cette pratique ancienne est exposée aux risques et à l’ambiguïté» a- t-il déploré, soulevant les pièges de la logique contractuelle et commerciale. Pour lui, le meilleur antidote reste la formation des consciences, la vigilance des pasteurs, et leur respect de la volonté des offrants. (apic/imedia/gt/be)
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