Au premier rang de la lutte contre la pauvreté

Pays-Bas: Oikocredit, l’ancienne SCOD, fête son 30e anniversaire

Utrecht, 13 octobre 2005 (Apic) 30 ans après son lancement, l’agence Oikocredit, une coopérative internationale de développement liée aux Eglises, est devenue un leader mondial dans le domaine du financement des petits crédits aux personnes défavorisées.

Anciennement connu sous le nom de SCOD, la Société coopérative oecuménique de développement créée en 1975 sous l’impulsion du Conseil oecuménique des Eglises (COE) à Genève a été rebaptisée en 1999 Oikocredit. Elle aide les personnes défavorisées à ouvrir leur propre petit commerce.

Financement record dans le domaine des microcrédits

L’agence Oikocredit, dont le siège est aux Pays-Bas, a en effet annoncé qu’elle avait approuvé un financement record durant les premiers neufs mois de cette année pour le secteur de la microfinance qui, entre autres, accorde des petits prêts appelés microcrédits à ceux qui sont à court d’argent.

Cette démarche confirme la position de l’agence comme «leader mondial dans le domaine du financement par capital totalement privé», affirme Oikocredit. La microfinance est l’un des secteurs d’aide internationale qui connaît une croissance très rapide, et elle a connu un nouvel élan lorsque les Nations Unies ont déclaré 2005 Année internationale du microcrédit.

Plus de la moitié du financement d’Oikocredit est dirigé vers des communautés défavorisées par le biais de 205 institutions de microfinance, entre autres des organisations non gouvernementales dans 47 pays. «Le financement d’Oikocredit permet aux organisations non gouvernementales, aux banques coopératives, et aux autres institutions de microfinance, d’aider des centaines de milliers de personnes économiquement défavorisées en leur accordant des microcrédits qui leur permettent de lancer leur premier petit commerce et d’avoir leurs premiers revenus», souligne l’agence.

Des prêts plus risqués

«Il contribue de façon importante» à la réalisation des objectifs de développement du Millénaire des Nations Unies qui visent à réduire de moitié la pauvreté mondiale d’ici 2015. L’agence estime que sa force réside dans sa capacité à accorder des crédits aux organismes de prêts ruraux et autres intermédiaires considérés comme plus risqués que leurs homologues en ville. Elle accorde aussi des crédits à des partenaires de projets dans 33 pays dans le monde en développement.

Oikocredit a approuvé un financement de 53 millions d’euros au secteur de la microfinance de janvier à septembre. Ceci porte le montant total que l’agence s’est engagée à consacrer à la microfinance à 135 millions d’euros. Oikocredit a été fondé sous le nom de SCOD en vue d’offrir aux Eglises un moyen d’investissement socialement juste. Les trésoriers des Eglises se sont tout d’abord montrés sceptiques mais Oikocredit souligne qu’aucun investisseur n’a jamais perdu d’argent.

La plupart de l’argent servant à financer les crédits provient des Eglises et des particuliers dans 19 pays, et les investisseurs reçoivent un dividende annuel maximum de 2%. Oiko vient du mot de grec classique «oikos» qui signifie la maison, la communauté, le monde. «Credit» ne se réfère pas seulement au prêt mais aussi au terme croire, du latin «credere». (apic/eni/be)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/pays-bas-oikocredit-l-ancienne-scod-fete-son-30e-anniversaire/