Le SPI marqué par « l’ère Alfred Dubach »
St-Gall, 8 novembre 2005 (Apic) Changement à la direction de l’Institut de sociologie pastorale (SPI) de St-Gall: la théologienne et sociologue pastorale allemande Judith Könemann, 43 ans, est désormais la nouvelle directrice du SPI. Elle remplace depuis le début novembre Alfred Dubach, 65 ans, qui a pris sa retraite, après plus de deux décennies à la tête du SPI.
L’institut st-gallois est financé conjointement par l’Eglise cantonale de St-Gall, le Conférence centrale catholique romaine de Suisse (CCCRS-RKZ) et l’Action de Carême. Elle est au service de la Conférence des évêques suisses (CES) depuis 37 ans. Le SPI est responsable du secrétariat de la Commission de planification pastorale (CPP) de la CES. La transmission de flambeau a été marquée mardi soir 8 novembre par une célébration festive à St-Gall.
A cette occasion, Alfred Dubach a souvent ressenti son activité à la tête du SPI comme celle d’un « constructeur de pont entre la représentation du monde que se fait l’Eglise et la religiosité pratiquée et vécu au quotidien ». Et de remarquer que celui qui travaille dans l’Eglise comme sociologue des religions se trouve souvent sur le fil du rasoir car il se trouve forcément dans un champ de tensions entre la religiosité conçue par l’Eglise et celle qui est pratiquée au quotidien.
Le défi stratégique central de l’Eglise ces prochaines années, aux yeux de Dubach, est la question du rapport qu’entretiendra l’Eglise avec le style de vie moderne et son exigence d’une vie autonome. A son point de vue, la seule pratique ecclésiale conforme à la modernité est celle qui part de l’individu et de sa subjectivité.
Le directeur de projets du SPI, Michaël Krüggeler, a souligné dans son intervention sur « l’ère Alfred Dubach » combien l’institut à constitué à cette époque « une contribution indispensable » pour l’inculturation du Concile Vatican II dans l’Eglise catholique en Suisse. Du temps de Dubach, le SPI a publié quatre importantes études sociologiques, à commencer par l’enquête représentative auprès de la population suisse – une première! – sur les thèmes de la religion, des valeurs et de la culture au début des années 90, suivie après l’an 2000 par une deuxième enquête sur les mêmes sujets.
Ces études, a-t-il souligné, ont mis en exergue les « signes des temps » pour l’Eglise. Même s’il y a loin de la coupe aux lèvres entre l’analyse de ces signes et le travail de mise en oeuvre au niveau pastoral. D’ailleurs, a souligné Krüggeler, on a pu entendre les critiques affirmant que ces études étaient « trop scientifiques, trop sociologiques et trop abstraites » pour les collaborateurs de l’Eglise. Mais on oublie ainsi que durant l’ère Dubach, le SPI a également produit de très nombreux travaux qui ont pu être utilisés immédiatement au niveau pratique.
Judith Könemann, qui succède à Alfred Dubach, vient de Telgte, près de Münster, en Westphalie. Elle a couronné ses études de théologie pastorale et de sociologie pastorale par un doctorat obtenu à l’Université de Münster en 2002. Elle a travaillé depuis 1995 dans le diocèse d’Osnabrück notamment comme formatrice d’adultes. JB
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