Rome: Le pape souhaite un rapide rapprochement avec l’Eglise orthodoxe de Bulgarie
Rome, 13 novembre 2005 (Apic) Benoît XVI a souhaité un rapide rapprochement avec l’Eglise orthodoxe, celle de Bulgarie en particulier, le samedi le 12 novembre 2005. Recevant les évêques bulgares en visite «ad limina», c’est-à-dire «au seuil» du tombeau des apôtres Pierre et Paul, le pape a aussi demandé aux prélats que l’Eglise catholique s’engage toujours plus aux côtés de la société civile devant la forte dénatalité, le nombre élevé des avortements et la fragilité des familles.
Après avoir noté que les évêques catholiques étaient côtes à côtes avec leurs «frères de l’Eglise orthodoxe bulgare», Benoît XVI a souhaité que les bonnes relations existantes se développent encore dans le futur.
Pour cela, a-t-il précisé, il convient de poursuivre le chemin entrepris, en intensifiant la prière, «pour qu’arrive rapidement l’heure où nous pourrons nous asseoir ensemble à l’unique table et partager l’unique pain du salut». Le pape a ensuite demandé aux prélats de porter au patriarche orthodoxe Maxime ses salutations cordiales, rappelant l’accueil qu’il avait réservé à Jean Paul II lors de son voyage en Bulgarie, du 23 au 26 mai 2002.
Se félicitant du dialogue de l’Eglise catholique bulgare avec les autorités civiles locales, le souverain pontife a ensuite souligné la nécessité que soient déterminés les problèmes à affronter ensemble et les chemins à parcourir «pour le bien supérieur du peuple bulgare tout entier».
Formée de diverses composantes culturelles et religieuses, la Bulgarie peut devenir «un sage exemple d’intégration, de collaboration et de cohabitation pacifique», a encore affirmé le pape, avant de préciser que la communauté catholique, même minoritaire, peut avoir un témoignage généreux de la charité universelle du Christ.
«Après la triste période de l’oppression communiste, a aussi déclaré Benoît XVI, les catholiques qui ont persévéré avec une fidélité zélée dans leur adhésion au Christ sentent maintenant l’urgence de consolider leur propre foi et de répandre l’Evangile dans tous les domaines sociaux, spécialement ceux où le besoin de l’annonce chrétienne est plus manifeste». Le pape a alors cité en exemple la forte dénatalité, le fort pourcentage d’avortements, la fragilité de tant de familles, le problème de l’immigration.
«Un pont entre l’Occident et l’Orient»
Le pape a souligné l’engagement de l’Eglise bulgare dans le domaine social, dans l’aide aux pauvres et a invité les évêques à ne pas avoir peur de proposer aux jeunes générations l’idéal de la consécration totale au Christ. Déjà, recevant au Vatican le président de la République de Bulgarie, Georgi Parvanov, le 23 mai dernier, Benoît XVI avait encouragé son pays à poursuivre avec confiance la mission politique et sociale d’être «un pont entre l’Occident et l’Orient».
Les catholiques bulgares représentent moins de 1 % des 8 millions d’habitants du pays. Les orthodoxes sont largement majoritaires – 87 % -, suivis par les musulmans qui représentent 9 % de la population. La communauté catholique comprend 3 diocèses, dont un de rite oriental et deux autres de rite latin. Parmi les quelque 60 prêtres actuellement présents sur le territoire, la moitié d’entre eux sont d’origine bulgare, les autres étant des étrangers venus avec les communautés religieuses dès la fin du régime communiste, en 1989. (apic/imedia/ami/be)
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