Des pentecôtistes veulent rencontrer le président vénézuélien
New York, le 14 novembre 2005 (Apic) Des groupes pentecôtistes du Venezuela ont demandé au gouvernement d’enquêter sur les allégations faites par le président Hugo Chavez sur des groupes «missionnaires» venus des Etats-Unis. Ces «missionnaires», accusées d’appartenir à la CIA, ont récemment été expulsés par le gouvernement.
En octobre dernier, le président Chavez a annoncé son intention d’expulser New Tribes Mission USA du Venezuela, en soutenant que l’organisation, dont le siège est en Floride, représente un exemple «d’infiltration impérialiste» et entretient des liens avec les services secrets des Etats-Unis, la CIA. Des responsables du Conseil évangélique et de la Fédération évangélique pentecôtiste du Venezuela ont demandé à rencontrer le président Chavez afin de discuter de ces allégations, rapporte Religion News Service qui cite l’Agence de nouvelles d’Amérique latine et des Caraïbes (ALC).
New Tribes Mission réfute les accusations
Ces groupes voudraient qu’une enquête soit menée. Le gouvernement vénézuélien n’a pas encore répondu à leur requête. Le président Chavez n’a fourni aucune preuve de ses allégations contre New Tribes Mission, qui travaille au Venezuela depuis presque 60 ans. Le groupe a réfuté ces accusations, soulignant qu’il «n’a pas et n’a jamais été en rapport en aucune façon avec des agences gouvernementales».
Autrefois officier dans l’armée et auteur d’un coup d’état manqué, Hugo Chavez est une figure controversée au Venezuela. Ses détracteurs le qualifient de démagogue alors que ses partisans voient en lui le champion des pauvres. Il a souvent été en conflit avec la hiérarchie catholique romaine du pays et il n’hésite pas à critiquer ouvertement la politique des Etats-Unis – ce qui fut le cas au Sommet des Amériques organisé en Argentine au début novembre. Selon les médias, à la fin octobre, des centaines de manifestants, membres de mouvements autochtones, ont protesté contre les menaces d’expulsion, en affirmant que les missionnaires avaient fait plus pour les aider que le gouvernement fédéral.
Les tensions se sont aussi multipliées entre le gouvernement vénézuélien et l’Eglise de Jésus-Christ des saints des derniers jours, qui a annoncé récemment que 200 «missionnaires» étrangers devaient quitter le pays à cause de problèmes de visas. En août dernier, Hugo Chavez s’était engagé dans un conflit avec Pat Robertson, le télévangéliste américain, qui avait appelé les Etats-Unis à assassiner le président vénézuélien.(apic/eni/vb)
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