Rome: Kiko Arguello et Carmen Herranz reçus par le pape en audience
Rome, 23 novembre 2005 (apic) Benoît XVI apprécie «la pratique liturgique du Chemin Néocatéchuménal» selon une Note publiée par le mouvement. Ses fondateurs Kiko Arguello et Carmen Herranz ont été reçus par le pape en audience le 19 novembre.
«A l’occasion du récent Synode des évêques sur l’Eucharistie, Kiko Arguello a été nommé auditeur par le pape et, durant les travaux, ils se sont rencontrés plusieurs fois», rapporte la Note du Chemin Néocatéchuménal. Tout en précisant que «c’est cependant la première fois que le pape reçoit officiellement l’équipe responsable du Chemin».
«L’entretien a abordé le thème de la pratique liturgique du Chemin Néocatéchuménal, envers laquelle le pape nourrit une grande appréciation», expliquent encore les membres du mouvement. «En outre, Kiko a présenté un nouveau projet pour l’évangélisation des zones les plus déchristianisées du monde et en particulier d’Europe», rapportent-ils.
Benoît XVI devrait ainsi rencontrer 209 familles du mouvement au Vatican, le 12 janvier 2006. Il les enverra en mission dans le monde, en leur remettant un crucifix. «Ce groupe de familles s’ajoutera aux 400 familles déjà envoyées par Jean Paul II», rapporte la Note du Chemin, diffusée le 22 novembre.
16’700 communautés dans le monde
Fondé en 1964 en Espagne par Francisco Argüello, surnommé ’Kiko’, et par Carmen Hernández, le Chemin Néocathécuménal a eu un essor notable dans le monde entier. Fort de 16’700 communautés, il est désormais présent dans plus de 880 diocèses, 5000 paroisses et 100 pays, dont de nombreux territoires de mission.
Le Saint-Siège a approuvé, le 29 juin 2002, le statut de ce mouvement, ad experimentum pour cinq ans. Les examens ne seraient pas pour autant finis. Ainsi, le 21 septembre 2002, Jean Paul II avait rappelé aux fondateurs du mouvement «que les dicastères du Saint-Siège devaient maintenant examiner le directoire catéchétique et toute la pratique catéchétique ainsi que la liturgie du Chemin». Un éditorial de la Civiltà Cattolica du 19 août 2004 avait aussi mis en garde contre «les dangers» du mouvement.
Si certains dans l’épiscopat et chez les cardinaux soutiennent fermement le mouvement, d’autres émettent plus de réserves à son égard. Ses pratiques liturgiques sont parfois considérées comme déviantes et le contenu théologique et doctrinal des catéchèses de son fondateur Kiko soulèvent des questions. (apic/imedia/ar/bb)
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