Les troubles mentaux frappent désormais 1/5e de l’humanité

Rome: 14e Journée mondiale du malade

Rome, 12 décembre 2005 (Apic) Le message de Benoît XVI pour la prochaine Journée mondiale du malade, qui sera célébrée le 11 février 2006, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, à Adélaïde, en Australie, est consacré à la santé mentale. Le pape explique qu’il souhaite mobiliser l’opinion publique sur «les problèmes liés aux troubles mentaux, qui frappent désormais 1/5e de l’humanité».

Dans son texte signé le 8 décembre 2005, jour de la fête de l’Immaculée conception, et à l’occasion de la 14e Journée mondiale du malade, le pape affirme que l’Eglise désire «se pencher avec une sollicitude particulière sur les malades, en mobilisant l’attention de l’opinion publique sur les problèmes liés aux troubles mentaux, qui frappent désormais un cinquième de l’humanité et constituent une véritable urgence sanitaire».

«Dans de nombreux pays, il n’y a pas encore de législation en la matière», a-t-il ainsi regretté, ajoutant que, «dans d’autres, une politique définie pour la santé mentale fait défaut». Il a aussi souligné que «la durée des conflits armés dans diverses régions du monde, la succession de catastrophes naturelles effroyables, la diffusion du terrorisme, outre le nombre impressionnant de morts qu’ils provoquent, ont engendré chez de nombreux rescapés des traumatismes psychiques, souvent irréversibles».

De nouvelles formes de mal-être mental

«Dans les pays qui vivent un développement économique important, a encore expliqué le pape, les experts reconnaissent à l’origine des nouvelles formes de mal-être mental l’incidence négative de la crise des valeurs morales». En effet, cette crise, selon le souverain pontife, «accroît le sentiment de solitude, minant les formes traditionnelles de cohésion sociale, à commencer par l’institution de la famille, et marginalisant les malades, surtout les malades mentaux, souvent considérés comme un fardeau pour la famille et pour la communauté».

C’est pourquoi Benoît XVI a félicité tous ceux qui «oeuvrent afin que l’esprit de solidarité ne manque pas, et que l’on continue à prendre soin de nos frères et soeurs en s’inspirant des idéaux et des principes humains et évangéliques». Il a ainsi encouragé «les efforts de tous ceux qui s’emploient afin que les soins nécessaires soient donnés aux malades mentaux». «Malheureusement, dans beaucoup de régions du monde, les services pour ces malades semblent manquer, sont insuffisants ou dans un état de désintégration», a déploré le pape.

II a demandé à ce qu’on associe une ’thérapie appropriée’ et une ’sensibilité nouvelle’, ce qui permettrait au personnel de ce secteur «d’aller toujours davantage à la rencontre de ces malades et de leurs familles qui, seules, ne sont pas capables de suivre comme il faudrait les parents en difficulté». La prochaine Journée mondiale du malade, a-t-il encore déclaré, sera «une occasion opportune pour manifester la solidarité aux familles qui ont à charge des personnes malades mentales». .

Les célébrations de la 14e Journée mondiale du malade auront lieu le 11 février 2006 à Adélaïde, en Australie. Les manifestations qui y seront promues pendant trois jours, du 9 au 11 février culmineront avec la célébration eucharistique dans la cathédrale consacrée à saint François Xavier.

Pour la 13e Journée mondiale du malade, à Yaoundé, au Cameroun, Jean Paul II avait consacré son message aux moyens de lutte contre le Sida. Il avait signé son texte le 8 septembre 2004, jour de la fête de la nativité de la Vierge. C’est lui qui avait institué, le 13 mai 1992, jour anniversaire de l’attentat perpétré contre sa personne, la Journée mondiale du malade, célébrée chaque année le 11 février. (apic/imedia/ar/vb)

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