Detroit: Mgr T. J. Gumbleton révèle avoir été abusé par un prêtre quand il était adolescent
Washington, 16 janvier 2006 (Apic) Mgr Thomas John Gumbleton, évêque auxiliaire du diocèse américain de Detroit, a révélé à la presse avoir été abusé par un prêtre à son adolescence quand il était séminariste. Le cardinal Adam Joseph Maida, archevêque de Detroit, a exprimé sa profonde tristesse en apprenant que son auxiliaire a été victime d’abus dans sa jeunesse.
«L’archidiocèse de Detroit n’en avait jamais eu connaissance», a-t-il déclaré. Mgr Ricardo Bass, délégué du cardinal Maida pour les affaires du clergé, a saisi l’occasion de demander à toutes les personnes qui auraient subi des abus dans l’archidiocèse de Detroit de contacter le coordinateur diocésain chargé de l’assistance aux victimes.
L’évêque auxiliaire, qui va fêter ses 76 ans le 26 janvier prochain, n’a pas voulu donner le nom du prêtre – aujourd’hui décédé – qui l’a abusé il y a une soixantaine d’années, quand il était tout jeune élève au Séminaire du Sacré Coeur à Detroit, dans l’Etat du Michigan.
Mgr Gumbleton a toutefois qualifié l’agression qu’il a subie de «mineure» comparée au genre d’abus que d’autres enfants et jeunes ont eu à supporter. L’évêque auxiliaire a affirmé qu’il ne s’était pas senti traumatisé ou atteint psychologiquement par les gestes déplacés de ce prêtre, «car je ne réalisais pas vraiment ce qui se passait alors, j’étais à l’époque très naïf», rapporte l’agence de presse catholique américaine CNS.
Une figure de la lutte pour la paix
L’évêque américain, fondateur et longtemps président de Pax Christi aux Etats-Unis, est très connu pour son engagement en faveur de la paix et de la justice sociale. Selon CNS, il s’agit du premier évêque qui déclare publiquement avoir subi, en tant que mineur, des abus sexuels de la part d’un prêtre.
Mgr Gumbleton estime qu’exposer les cas d’abus sexuels contre des mineurs afin que les auteurs soient punis offre une meilleure possibilité de restaurer la crédibilité des responsables religieux dans leur fonction de guides et d’enseignants en matière de morale. Il reconnaît que le fait d’amener de vieux cas devant la justice «peut causer de la douleur, de l’embarras et des sacrifices pour notre Eglise», mais il estime que résoudre de tels cas est la seule solution pour protéger les enfants et réparer les déchirements dans l’Eglise. (apic/cns/be)
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