Rome: Volée de bois vert du cardinal Lopez Trujillo contre le parlement européen

« Parler d’Etat homophobe n’a aucun sens »

Rome, 24 janvier 2006 (Apic) Le président du Conseil pontifical pour la famille, le cardinal Alfonso Lopez Trujillo, critique le parlement européen pour son texte adopté le 18 janvier demandant aux Etats membres les mêmes droits pour les couples hétérosexuels et homosexuels et les appelant à protéger les homosexuels des discours et violences homophobes. « Parler d’Etat homophobe n’a aucun sens », estime le dcardinal.0

Qualifier un Etat d’homophobe parce qu’il n’accorde pas les mêmes droits aux couples hétérosexuels et homosexuels relève « d’une vision sans fondement, parce qu’elle ne tient pas compte de la façon dont l’homme est naturellement fait », a ainsi estimé le cardinal Lopez Trujillo dans le quotidien romain « Il Tempo » du 21 janvier 2006. Les parlementaires européens « veulent faire passer ces lois, en disant qu’autrement il y a de la discrimination. Mais quelle discrimination ? », s’est-il alors interrogé.

Pour le président du Conseil pontifical pour la famille, « il y a ici en jeu le respect de la vérité de l’homme devant Dieu, de sa structure psychologique, de sa sexualité, de la complémentarité existant naturellement entre homme et femme ». « C’est une idéologie que de vouloir imposer l’identité sexuelle comme un fait qui n’est pas naturel mais que l’on peut choisir », a-t-il aussi estimé. Les politiciens « veulent faire passer le choix de la sexualité comme une conquête scientifique sans qu’elle le soit », a-t-il encore regretté.

Pour le cardinal Lopez Trujillo, il est évident qu’ensuite les couples homosexuels demanderont « l’adoption d’enfants, ce qui est singulier: ils ne promettent pas une union stable aux enfants mais ils veulent cependant en avoir ». « Ce n’est pas une véritable union fondée sur des promesses, mais ils veulent des enfants comme s’il s’agissait d’une véritable union », a-t-il poursuivi. Et de s’interroger: « Quel respect y a-t-il envers l’enfant adopté ? » En effet, pour lui, « l’enfant devient seulement un jouet et sert à se donner un peu de paix et de bonheur, mais son bien propre ne compte pas ». Tout cela contredit d’ailleurs « la résolution des Nations Unies de 1989 », a-t-il relevé.

Interrogé sur ses suggestions face à ce constat négatif, le président du Conseil pour la famille a suggéré « de repenser à une vision plus humaine et intégrale de la famille, de façon à donner de l’espérance à l’avenir ». « Il faut aussi inviter les politiciens à dialoguer, a-t-il ajouté, et faire prévaloir le dialogue sur le positivisme juridique selon lequel une loi est bonne parce qu’approuvée par la majorité ». (apic/imedia/ar/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/rome-volee-de-bois-vert-du-cardinal-lopez-trujillo-contre-le-parlement-europeen/