«Deus caritas est» publiée ce mercredi
Propos recueillis à Rome par Ariane Rollier, I.MEDIA
Rome, 24 janvier 2006 (Apic) Mgr Paul Josef Cordes, président du Conseil pontifical Cor Unum, présentera à la presse l’Encyclique «Deus caritas est» de Benoît XVI, le 25 janvier 2006. L’agence I.MEDIA a rencontré la veille l’archevêque allemand au Vatican.
Q.: Mgr Cordes, quelle a été la contribution de votre dicastère pour l’élaboration de cette Encyclique ?
R.: Nous avons voulu faire ce séminaire (sur la charité, au Vatican, les 23 et 24 janvier, ndlr) pour attirer l’attention autour de l’Encyclique et favoriser sa diffusion. Mais nous n’avons pas contribué à sa rédaction. Normalement, c’est le pape qui écrit l’Encyclique. Il est vrai que, parfois, il demande à l’un ou l’autre un service, qui lui est rendu directement. Mais on ne peut pas dire qu’un dicastère ait la responsabilité d’une Encyclique.
Q.: Y a-t-il des indications concrètes dans ce texte qui aideront votre dicastère dans le travail qu’il réalise au quotidien dans le domaine de la charité ?
R.: Oui, mais pour parler de cela, il faut attendre la publication de l’Encyclique ! Je sais aussi que Benoît XVI y cite notre dicastère comme l’institution du pape réalisant ses intentions en matière caritative. Cela n’est pas nouveau en soi, mais il est important que cela soit mentionné dans une Encyclique.
Q.: Quelle pour vous est la nouveauté de cette Encyclique ?
R.: Je suis convaincu que son message est très important, tant dans l’Eglise que dans le monde, parce qu’il montre que l’Eglise s’intéresse à la diffusion de l’amour. C’est évident et elle l’a toujours fait. Mais que cela soit ainsi formulé est très important. Aussi parce que nous nous orientons toujours selon les impulsions du magistère. Bien sûr, on parle de la paix et de beaucoup de choses, mais parler ici de Dieu comme source de l’amour est une chose fantastique. Cela est bien sûr écrit dans la Bible, mais c’est très important que le pape lance cette idée pour tous les catholiques et également pour des personnes au-delà de l’Eglise. Parce qu’il s’agit vraiment du début du message évangélique, du message sur Dieu même.
Q.: Vous avez dit, lors de ce colloque, que ce thème était surprenant de la part de l’ancien préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi. Reconnaissez-vous Joseph Ratzinger dans ce texte ?
R.: Oui, et je suis très content. Le pape l’a écrit d’une façon qui lui est typique, c’est-à-dire avec sa capacité théologique et sa sensibilité humaine. Le texte est également beau; il n’est pas seulement correct, il n’est pas seulement très logique et scientifique, il est aussi beau, il a son charme. Parce que Benoît XVI développe ses idées, comme il le fait toujours, d’une façon attractive, fascinante.(apic/imedia/ar/be)
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