Rome, 14 février 2006 (Apic) Benoît XVI a confirmé le cardinal Camillo Ruini à la tête de la Conférence épiscopale italienne « jusqu’à nouvel ordre ». C’est ce qu’a annoncé la Salle de presse du Saint-Siège le 14 février 2006, alors que la presse de la péninsule supputait depuis la veille sur la succession du cardinal italien.
« Le pape a confirmé le président de la Conférence épiscopale italienne, donec aliter provideatur – jusqu’à nouvel ordre, Ndlr -, le cardinal Camillo Ruini, son vicaire général pour le diocèse de Rome », peut-on lire sur le bulletin de la Salle de presse du Saint-Siège du 14 février.
Alors que les élections législatives du 9 avril en Italie approchent, Benoît XVI a voulu maintenir dans ses fonctions le cardinal italien, très présent sur la scène politique de son pays. Il a ainsi manifesté son approbation pour les positions de son vicaire, pourtant contestées en Italie. Personnage clef de la vie ecclésiale et politique de la péninsule, le cardinal Ruini est souvent critiqué pour son « ingérence » dans les affaires publiques.
La durée de la prolongation dans ses fonctions du président de la Conférence épiscopale italienne n’a pas été précisée. Son 3e mandat à la présidence de la CEI devait prendre fin le 6 mars. Le cardinal Ruini assume la charge depuis 15 ans. Souffrant de problèmes cardiaques, le prélat, qui fêtera le 19 février ses 75 ans, âge de la retraite administrative selon le droit canon, a demandé à être relevé de ses fonctions. C’estl pourquoi Benoît XVI avait décidé, fin janvier 2006, de lancer une consultation des évêques italiens sur le choix d’un successeur.
Qui sera le successeur du cardinal Ruini après lui-même ?
Pour la première fois de l’histoire, le pape a ainsi demandé aux 226 évêques italiens, dans une lettre qui leur a été envoyée le 26 janvier par le nonce apostolique en Italie, Mgr Paolo Romeo, de lui « suggérer » des noms de successeurs potentiels. Même si, en définitive, c’est lui qui aura le mot final, comme primat d’Italie, sur le nom du futur président de la CEI.
La presse italienne s’est déjà lancée dans les pronostics pour désigner le successeur du cardinal Ruini à la présidence de la CEI. Le cardinal Angelo Scola, le patriarche de Venise, le cardinal Dionigi Tettamanzi, l’archevêque de Milan, le cardinal Tarcisio Bertone, archevêque de Gênes, Mgr Carlo Caffarra, archevêque de Bologne, le cardinal Severino Poletto, archevêque de Turin et le cardinal Ennio Antonelli, archevêque de Florence, feraient ainsi partie des favoris.
Camillo Ruini devrait cependant rester président de la CEI jusqu’au 4e Congrès ecclésial national à Vérone, qui aura lieu du 16 au 20 octobre prochain et auquel Benoît XVI pourrait participer. (apic/ar/vb)
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