Fribourg: Le secrétaire général de la CES s’exprime sur la controverse avec l’université
Fribourg, 15 février 2006 (Apic) Interrogé par l’Apic, le secrétaire général de la Conférence des évêques suisses appelle à un dialogue ouvert et serein sur la controverse entre l’Eglise catholique et l’Université de Fribourg. La non bénédiction du site de Pérolles 2 en octobre 2005 a heurté les sensibilités du côté des Eglises et relancé la question de l’identité chrétienne de l’université.
Il ne s’agit pas d’un conflit entre l’Université de Fribourg et les évêques suisses, mais de la façon dont le recteur Urs Altermatt se comporte face à l’Eglise, affirme Agnell Rickenmann à l’Apic. Le secrétaire général de la CES affirme notamment: «Des demandes qui ont été par exemple transmises au Conseil de l’Université dans les règles de l’art, de même que d’autres projets, ont toujours été bloqués par lui».
Selon l’abbé Rickenmann, le recteur Altermatt a adopté une stratégie de provocation, en vue d’éliminer tous les signes catholiques restants de l’Université de Fribourg. La CES se demande d’ailleurs si la traditionnelle collecte des catholiques suisses en faveur de l’Université de Fribourg, le premier dimanche de l’Avent, ne pourrait pas être partagée avec d’autres lieux de formation théologique comme ceux de Coire, Lugano et Lucerne. Mais cette question n’est pas liée à la controverse actuelle touchant l’Université de Fribourg, soutient Agnell Rickenmann face à l’Apic.
Le secrétaire général de la CES dit qu’il faut maintenant un dialogue ouvert et serein entre le recteur Urs Altermatt et l’évêque délégué de la CES pour l’Université de Fribourg, Mgr Bernard Genoud. Tous les sujets qui font actuellement problème pourraient être amenés sur le tapis.
Ouvert à une célébration oecuménique
Urs Altermatt a affirmé dans les colonnes du quotidien «Freiburgr Nachrichten» du 14 février que le rectorat n’avait tout simplement pas pensé à une bénédiction du bâtiment de Pérolles 2 en octobre dernier. L’espace interreligieux avait été inauguré peu de temps après. Un comité d’étudiants et d’assistants qui avait approché le recteur par la suite pour demander une bénédiction du site a essuyé un refus. Dans le quotidien romand «Le Matin» du 15 février, Urs Altermatt est un peu revenu en arrière en se montrant ouvert à une célébration oecuménique. (apic/job/bb)
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