Rome : Benoît XVI encourage les membres de la ’Fondation Jean Paul II pour le Sahel’
Rome, 20 février 2006 (Apic) Benoît XVI a encouragé le 20 février 2006 les membres de la ’Fondation Jean Paul II pour le Sahel’ « à poursuivre avec détermination » leur oeuvre en faveur des peuples du Sahel. Pour le pape, cette action « contribue aussi au dialogue interreligieux ».
Dans un bref discours en français, le pape s’est adressé aux huit représentants de la ’Fondation Jean Paul II pour le Sahel’ dirigée par Mgr Jean-Pierre Bassène, évêque de Kolda au Sénégal, et président du conseil d’administration.
« La Fondation Jean-Paul II pour le Sahel est née de la solidarité des fidèles, notamment d’Allemagne, qui avaient répondu généreusement à l’appel de Ouagadougou, lancé par mon vénéré prédécesseur en faveur des peuples du Sahel, alors confrontés aux conséquences d’une dramatique sécheresse », a rappelé Benoît XVI.
« Confiée à la responsabilité des évêques des pays concernés pour lutter contre la désertification de cette région d’Afrique, la Fondation s’est développée pleinement comme une oeuvre d’Eglise, a poursuivi le pape. Elle a ainsi manifesté, « à travers de très nombreux projets soutenus et mis en oeuvre depuis plus de vingt ans, que l’amour du prochain, qui est une tâche pour chaque fidèle mais aussi pour la communauté ecclésiale toute entière, doit s’exprimer en des gestes concrets ».
« Je vous encourage à poursuivre avec détermination, grâce au soutien actif du Conseil pontifical Cor Unum, cette oeuvre de fraternité chrétienne, qui est un service de l’homme tout entier et qui contribue aussi au dialogue interreligieux a déclaré Benoît XVI.
C’est du Conseil pontifical Cor Unum que dépend la fondation Jean-Paul II pour le Sahel, créée en 1984 à la demande du pape polonais pour lutter contre la désertification et la sécheresse, en particulier au Tchad, au Burkina-Faso, au Niger, au Mali, en Mauritanie, au Sénégal, en Guinée-Bissau, au Ghana et au Cap-Vert. Basée à Ouagadougou au Burkina Faso, et administrée par les Eglises locales du Sahel, la fondation a depuis consacré plus de 22 milliards de dollars aux problèmes de pauvreté, de sécurité alimentaire, de santé et de sous-développement qui sont liés à la désertification. Cette dernière touche aujourd’hui environ 250 millions de personnes dans le monde, et en menace près d’un milliard. (apic/imedia/ar/vb)
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