Moins de 10 jours avant les législatives

Rome: Polémique en Italie avant la prochaine visite de Silvio Berlusconi au Vatican

Rome, 6 mars 2006 (Apic) La presse italienne a largement polémiqué sur la visite du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi au Vatican, à la fin du mois de mars. D’ordinaire, les souverains pontifes s’interdisaient de recevoir des responsables politiques pendant les périodes de campagne électorale.

Moins de dix jours avant les élections législatives des 9 et 10 avril dans la péninsule, le président du Conseil italien devrait ainsi être reçu en audience par Benoît XVI au sein d’une délégation du Parti populaire européen (PPE), le 30 ou le 31 mars. D’ordinaire, les souverains pontifes s’interdisaient de recevoir des responsables politiques pendant les périodes de campagne électorale.

Le Parti populaire européen tiendra un congrès à Rome les 30 et 31 mars 2006. A cette occasion, quelque 200 membres du PPE devraient ainsi être reçus en audience au Vatican, parmi lesquels Silvio Berlusconi. Révélée par la presse italienne, cette audience n’a pas été confirmée au Vatican.

La gauche italienne accuse l’ensemble des forces de droite d’ »instrumentaliser le pape et le Saint-Siège ». Le secrétaire des Démocrates de gauche (DS), Piero Fassino, a ainsi dénoncé « la tentative de certains hommes politiques d’utiliser une visite chez le pape à des fins électorales ». Au Vatican, l’audience n’a pas été officiellement confirmée et aucune réaction ne se fait entendre. On se borne à dire que cette audience serait un acte « sans aucune valeur politique ».

Le groupe le plus important au Parlement européen

Depuis l’élection de Benoît XVI, les responsables politiques italiens se sont pressés chez le pape. Le leader de centre-gauche Clemente Mastella a été le premier politicien italien reçu par Benoît XVI, le 23 juin 2005.

Mi-septembre, le pape a ensuite rencontré le responsable du parti de gauche ’la Margherita’, l’ancien maire de Rome Francesco Rutelli. Le président de la chambre des députés italienne, Pierferdinando Casini, a aussi été reçu par le pape le 7 novembre 2005. Benoît XVI a ensuite reçu le président du Conseil, Silvio Berlusconi, le 19 novembre. En janvier dernier, il a accueilli le gouverneur de la Lombardie, Roberto Formigoni, avant de recevoir pendant plus d’une demi-heure le président du Sénat italien, Marcello Pera, le 4 mars 2006. C’est cette dernière audience, à un peu plus d’un mois des élections qui a déclenché la polémique.

Benoît XVI, qui a suspendu toutes ses audiences depuis le 5 mars en fin d’après-midi jusqu’à la matinée du 11 pour participer aux exercices spirituels de la curie romaine, devrait participer le soir même à la récitation du chapelet avec des étudiants européens dans la salle Paul VI au Vatican. Le Parti populaire européen (PPE), qui fête en 2006 sa trentième année d’existence, regroupe originellement les parlementaires européens des partis démocrates chrétiens.

Il s’est peu à peu élargi aux parlementaires européens des partis conservateurs et libéraux des 25 Etats membres de l’Union européenne. Depuis juillet 1999, le groupe du PPE, désormais associé aux Démocrates européens (DE), est, avec 264 députés, le groupe le plus important du Parlement européen qui en compte actuellement 732. (apic/imedia/ami/vb)

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