5 siècles d’histoire dans la galerie du « Bras de Charlemagne »
Rome, 9 mars 2006 (Apic) A l’occasion du 500e anniversaire de sa fondation, la Garde suisse pontificale sera au centre d’une exposition qui s’ouvrira le 29 mars 2006 au Vatican, et fermera ses portes le 30 juillet. Intitulée « La Garde Suisse Pontificale – 500 ans d’histoire, d’art et de vie », cette expo se tiendra dans la galerie du « Bras de Charlemagne », sur la Place Saint-Pierre, indique un communiqué publié par le Commandement de la Garde suisse pontificale.
Le 22 janvier dernier, la Garde suisse pontificale a fêté le 5e centenaire de sa fondation par le pape Jules II (1503-1513). Elle continuera, au printemps, à marquer cet anniversaire par de nombreuses manifestations, dont une exposition. Le communiqué de la Garde suisse pontificale relève ainsi que, du 29 mars au 30 juillet 2006, « des pièces et des documents provenant de plusieurs musées et institutions internationales » seront présentés au public. Les visiteurs pourront voir, entre autres, le casque et la cuirasse de Charles-Quint, une épée avec les armes de Jules II, mais aussi la Bulle que ce pape envoya aux Confédérés pour recruter les gardes en 1505.
De nombreuses miniatures et peintures sur les Suisses au service des différents papes seront aussi exposées, à commencer par celles qui racontent l’entrée des nouvelles recrues dans Rome, le 22 janvier 1506.
Les archives et l’armurerie de la Garde suisse exposeront pour la première fois les portraits de tous les commandants, ainsi que des uniformes, des armures et des armes du plus ancien et du plus petit des corps armés encore en fonction.
L’épisode le plus dramatique de l’histoire de la garde fut le Sac de Rome, accompli par les troupes impériales commandées par le connétable de Bourbon, envoyées punir Clément VII de son alliance avec la France. Le 6 mai 1527, le pape eut la vie sauve et se réfugia au château Saint-Ange grâce aux Suisses, dont 147 laissèrent leur vie dans la bataille. Un sacrifice représenté dans un tableau de l’exposition, peint en 1927 par Giuseppe Rivaroli. Une oeuvre intéressante par son accumulation d’erreurs iconographiques. Le tableau donne par exemple aux gardes l’uniforme actuel, dessiné en 1915 seulement, sur la base de modèles Renaissance qui ne sont pas ceux portés en 1527.
Patronages divers
L’exposition, organisée par le Commandement de la Garde suisse pontificale, sera placée sous le patronage de Mgr Mauro Piacenza, président de la Commission pontificale pour les biens culturels de l’Eglise, de diverses institutions culturelles suisses et de l’ambassadeur de Suisse près le Saint-Siège.
Le 21 juin 1505, le pape Jules II avait demandé à la Diète helvétique de lui fournir des soldats pour sa garde personnelle. Après avoir franchi les alpes, traversé la Lombardie et la Toscane, le capitaine Kaspar von Silenen et les 150 recrues entrèrent à Rome par la « Porta del Popolo » dans l’après-midi du 22 janvier 1506. Bénis par le pape sur la Place Saint-Pierre, les gardes commencèrent le jour même leur service dans le palais apostolique. Cette entrée dans Rome et l’installation des Suisses au Vatican sont considérées comme l’acte fondateur de la Garde suisse pontificale.
Aujourd’hui encore, avec 110 hommes, la Garde suisse garantit la protection immédiate du pape, contrôlant les entrées de la Cité du Vatican et surveillant le palais apostolique, résidence du souverain pontife. Elle assure aussi un service d’honneur à l’occasion des événements importants présidés par le pape au Vatican.
La garde pontificale affirme assurer « un environnement calme et sûr afin que la curie puisse travailler efficacement ». Benoît XVI est le 50e pape protégé par la Garde pontificale. (apic/imedia/ami/pr)
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