Sur les traces de saint Martin de Tours

Rome : La Garde suisse pontificale se rendra en pèlerinage en France

Rome, 31 mars 2006 (Apic) Les 110 hommes de la Garde suisse pontificale se rendront en pèlerinage à Tours, en France, courant juillet 2006. Selon des informations recueillies par I.Media à Rome, partenaire de l’Apic, à l’occasion du 500e anniversaire de sa fondation, la Garde suisse entend ainsi se recueillir sur le tombeau de saint Martin de Tours, l’un de ses saints patrons.

En quatre groupes successifs, les gardes suisses effectueront ainsi, à tour de rôle, un voyage de quatre jours à Tours, à près de 240 km au sud-ouest de Paris, pour découvrir la figure de saint Martin, évêque du lieu au 4e siècle. Les hommes, accompagnés par les officiers du corps pontifical, logeront dans une maison religieuse du centre historique de la ville. Le premier groupe de suisses quittera Rome le 8 juillet 2006, les autres groupes suivront, les 12, 16 et 20 juillet.

Au cours de leur séjour à Tours, les gardes suisses participeront à une messe dans la basilique qui abrite le tombeau de saint Martin et devraient rencontrer l’archevêque de la ville, Mgr Bernard-Nicolas Aubertin. Chaque groupe devrait aussi visiter la ville, un château de la Loire et un domaine viticole de la région.

Cette expérience exceptionnelle de pèlerinage, en plusieurs séjours successifs, est organisée par le commandement de la Garde suisse pontificale. Elle est soutenue par le Centre culturel européen Saint-Martin de Tours, créé en 2004 en partenariat avec le Conseil général d’Indre-et-Loire pour mieux faire connaître au public l’histoire du saint. Les gardes devraient ainsi suivre des exposés sur la figure de saint Martin.

Converti après avoir partagé son manteau

Saint Martin de Tours est né vers 316 en Pannonie, l’actuelle Hongrie, sur les frontières de l’empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il fut enrôlé de force dans l’armée, en vertu de la loi romaine, et envoyé en Gaule. Selon la légende, c’est à Amiens qu’il rencontra un pauvre grelottant de froid à qui il donna son manteau avant d’apprendre qu’il s’agissait du Christ. Celui qui hésitait à devenir chrétien se décida enfin.

Il quitta alors l’armée pour rejoindre saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonda le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C’est là qu’il fut enlevé par les habitants de Tours qui en firent leur évêque. Mais l’ancien soldat devenu chrétien ne s’enferma pas dans sa cité. Il évangélisa en parcourant les campagnes jusqu’à sa mort, à Candé, sur les bords de Loire, le 8 novembre 397.

Depuis janvier 2006, la Garde suisse pontificale fête le 5e centenaire de sa fondation sous le pape Jules II (1503-1513). C’est en effet le 22 janvier 1506 qu’entrèrent dans Rome quelque 150 recrues helvètes réclamées par le pape. Ces cérémonies anniversaires connaîtront leur point d’orgue au début du mois de mai avec l’organisation de concerts, de messes, de réceptions et la prestation de serment des nouvelles recrues. Le 29 mars, une exposition thématique a aussi été inaugurée au Vatican.

Les patrons de la Garde suisse sont saint Martin de Tours, fêté le 11 novembre de chaque année et saint Sébastien, fêté le 20 janvier, mais aussi saint Nicolas de Flüe, protecteur de la Suisse et dont la fête a lieu chaque 25 septembre. (apic/imedia/ami/pr)

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