Rome: Le 8 avril 2005, le cardinal Ratzinger présidait les funérailles de Jean Paul II
Rome, 5 avril 2006 (Apic) Il y a tout juste un an, le 8 avril 2005, un demi million de fidèles assistaient aux funérailles de Jean Paul II sur la place Saint-Pierre. Le cardinal Joseph Ratzinger, doyen du collège cardinalice, faisait alors l’oraison funèbre du pape polonais, alors qu’au-dessus de la foule des banderoles s’élevaient, réclamant sa canonisation immédiate.
Ses funérailles, auxquelles assistaient les chefs d’Etat du monde entier, sont apparues comme un sommet diplomatique sans précédent. A 10h débutait la liturgie en latin, présidée par le cardinal Ratzinger et célébrée par les cardinaux et les patriarches des Eglises orientales. Au moment de l’homélie, le haut prélat allemand, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, rendait un hommage à Jean Paul II sur le thème « Suis-moi ». Cet appel, derniers mots de Jésus adressés à Pierre, introduisait chacun des paragraphes principaux du texte.
« ’Suis-moi’ était la clé pour comprendre le message qui vient de la vie de notre regretté et bien-aimé pape Jean Paul II », déclarait le doyen du collège cardinalice. Le pape « a été (.) prêtre jusqu’au bout, parce qu’il a offert sa vie à Dieu pour ses brebis, et pour la famille humaine tout entière, dans une donation de soi quotidienne au service de l’Eglise et surtout dans les épreuves difficiles de ces derniers mois », poursuivait le gardien de la doctrine de la foi, interrompu par les applaudissements et les cris de « Santo Subito » (saint, tout de suite).
Revenant sur la longue agonie de Karol Wojtyla, le cardinal Ratzinger estimait qu’il avait « aimé en communion avec le Christ et c’est pourquoi le message de sa souffrance et de son silence » avait été « si éloquent et si fécond. »
« Nous pouvons être sûrs que notre pape bien-aimé est maintenant à la fenêtre de la maison du Père, qu’il nous voit et qu’il nous bénit », concluait le cardinal Ratzinger. Le haut prélat a ensuite remercié toutes les personnes présentes à cette messe d’obsèques, notamment les jeunes « que Jean Paul II aimait définir comme l’avenir et l’espérance de l’Eglise ».
A la fin de la célébration, le cercueil de Jean Paul II était béni et encensé par le cardinal Ratzinger, avant d’être porté sous les applaudissements dans la basilique vaticane par les douze gentilshommes du pape pour son ensevelissement dans les grottes vaticanes, crypte située sous la basilique Saint-Pierre, en début d’après-midi.
Pour une béatification accélérée de Jean Paul II
Les banderoles imprimées « Santo Subito » – une action coordonnée par le mouvement catholique italien des Focolari – étaient le premier pas vers un procès pour une béatification accélérée de Jean Paul II. Des témoignages de membres de la curie et la pression des cardinaux finissaient de convaincre le nouveau pape Benoît XVI d’entamer rapidement le procès en béatification de Jean Paul II. Dès le 13 mai 2005, le pape allemand usait ainsi de son pouvoir spécial pour suspendre le délai obligatoire de cinq avant l’ouverture de la cause de béatification et de canonisation de son prédécesseur Jean Paul II.
Parmi les 200 personnalités politiques venues aux funérailles de Jean Paul II étaient présents les chefs d’Etat des principaux pays du monde: George Bush père et fils, Bill Clinton, pour les Etats-Unis, Jacques Chirac, pour la France, le président italien Carlo Azeglio Ciampi ou encore le président brésilien Lula da Silva. En outre, la poignée de main entre le président israélien Moshé Katsav et le président syrien Bachar Al-Assad sur le parvis de la basilique Saint-Pierre est déjà entrée dans l’histoire de la politique internationale comme une victoire de l’action diplomatique du pape polonais. (apic/imedia/cp/be)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse