«Il faut rompre avec ceux qui se sont éloignés de l’Eglise»
Rome, 5 avril 2006 (Apic) Benoît XVI a souligné que lorsqu’un catholique craint de perdre sa foi, il doit rompre avec ceux qui ont déjà quitté l’Eglise. C’est ce qu’il a expliqué le 5 avril lors de la 45e audience générale de son pontificat.
«Dans la communauté des disciples, la communion dans l’amour existe depuis les origines, mais aussi la division», a expliqué le souverain pontife. «Et lorsque le danger de perdre la foi est grand, c’est un devoir de rompre la communion avec celui qui s’est éloigné de la doctrine de l’Eglise». Soulignant que les Ecritures montrent avec force «le devoir de l’amour fraternel entre les chrétiens», le pape a souligné que «cette même voix s’adresse avec une sévérité drastique aux adversaires qui ont été membres de la communion et désormais ne le sont plus».
«L’Eglise de l’amour est aussi l’Eglise de la vérité», a poursuivi Benoît XVI. «Pour vivre dans l’unité et dans la paix, la famille des enfants de Dieu doit être gardée dans la vérité et guidée avec un sage discernement», a conclu le pape. 30’000 fidèles participaient à cette audience sur une place Saint-Pierre ensoleillée, mais balayée par le vent. Ce que le pape n’a pas manqué de souligner. «Ce vent fait penser à la force de l’Esprit saint», a-t-il lancé.
Message traduit en langue des signes
Comme à l’accoutumée, Benoît XVI a ensuite salué en différentes langues les fidèles présents. Sa catéchèse était traduite en langue des signes pour les 1000 membres du bureau italien des sourds et muets.
Deux jours après avoir célébré une messe de requiem pour le premier anniversaire de la mort de Jean-Paul II, il a une nouvelle fois remercié Dieu pour le pontificat de son grand prédécesseur. S’adressant aux pèlerins polonais, il a souhaité «que sa présence spirituelle et le patrimoine de son enseignement nous fortifient dans la foi et nous aident à marcher vers la rencontre avec le Christ».
Plusieurs prélats sont ensuite venus saluer le pape à son trône, puis de nombreuses personnes handicapées en fauteuil roulant. Enfin, Benoît XVI s’est offert, au son des fanfares bavaroises, un bain de foule sur la droite du parvis de la basilique. Des cierges pascals lui ont été offerts, ainsi qu’un gilet de la sécurité civile italienne à son nom et de nombreux autres présents : reliquaires, tableaux, icônes, y compris un agneau. Benoît XVI a regagné la Cité du Vatican à 12h30, après deux heures d’audience générale. (apic/imedia/hy/bb)
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