Plaidoyer pour «un coeur disposé au pardon»
Rome, 12 avril 2006 (Apic) Le cardinal James Francis Stafford a appelé les fidèles, dans la soirée du 11 avril 2006, à avoir «un coeur disposé au pardon», afin d’être «libérés de l’esclavage de la corruption». Le grand pénitencier présidait pour la première fois une célébration pénitentielle dans la basilique Saint-Pierre, au début de la semaine sainte qui se conclura avec la fête de Pâques.
«Réunis autour de la tombe de l’apôtre Pierre, nous nous rappelons la raison pour laquelle Pierre repenti et en pleurs décide d’obéir au commandement de Jésus : son amour pour lui», a souligné le cardinal Stafford dans son homélie en italien. «Les pénitents aussi doivent se forcer d’observer les commandements seulement par amour. La révélation du coeur de Jésus transpercé est suffisante», a-t-il ainsi expliqué. Le Grand pénitencier a donc appelé les pénitents à avoir «un coeur disposé au pardon», afin qu’ils puissent «être libérés ’de l’esclavage de la corruption pour entrer dans la liberté de la gloire des enfants de Dieu’».
Le cardinal Stafford a toutefois reconnu qu’aujourd’hui «beaucoup de personnes trouvaient le pardon difficile». Il a ainsi cité de jeunes Américains qui lui avaient expliqué que «certaines actions humaines, comme la violence contre les enfants ou les meurtres en masse d’innocents, étaient tellement mauvaises qu’on ne pouvait les oublier», et que, si l’on s’en souvenait, «on ne pouvait les pardonner». «Ces jeunes considéraient le pardon comme impossible». Ils se demandaient en outre «qui devait pardonner», estimant «certainement pas les innombrables victimes», a rapporté le cardinal. Pour lui cependant, «la semaine sainte répond à elle seule à leurs objections».
Examen de conscience
Dans son homélie, le cardinal a finalement proposé «un examen de conscience» aux pénitents, afin qu’ils «laissent l’obscurité divine derrière eux» par la «confession sincère» de leurs péchés. Il a ainsi énuméré une série d’attitudes justes ou non sur lesquelles les fidèles ont été invités à réfléchir.
Il a ainsi interrogé les fidèles sur leur abandon de «l’orgueil, de l’envie et de l’ambition» et sur la quantité de temps passée «à lire des quotidiens et journaux, à regarder la télévision et à utiliser Internet par rapport au temps investi dans la méditation et la lecture des Ecritures saintes ?».
Le grand pénitencier a enfin appelé les fidèles à réfléchir sur leur pratique de la justice «qui règle les rapports avec les autres et a pour fin l’instauration de la paix», sur leur attitude de miséricorde permettant de «pardonner les offenses des autres» et sur leur volonté «de porter la paix».
La célébration pénitentielle, qui a commencé à 17h30 et pris fin à 19h, a été marquée par les confessions et absolutions individuelles, en présence des 60 confesseurs des basiliques romaines majeures. Le sacrement de la réconciliation a ainsi été donné, après un moment de prière commun pour le préparer, à de nombreux fidèles réunis dans la basilique vaticane. (apic/imedia/ar/pr)
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