Pourparlers de paix compromis

Sri Lanka: Après l’assassinat de travailleurs humanitaires

Thrissur, Inde, 18 avril 2006 (Apic) La mort de deux travailleurs humanitaires dans le Nord de Sri Lanka au cours d’une embuscade montre que les tensions dans cette île d’Asie du Sud menacent les négociations de paix prévues ce mois à Genève.

Deux représentants de Caritas, l’agence d’entraide catholique romaine, avaient été tués et au moins deux autres blessés le 10 avril lorsque leur véhicule a croisé un camion militaire qui a sauté sur une mine, causant également la mort de cinq soldats. L’attaque aurait été perpétrée par des rebelles tamouls. La mine avait explosé dans le village de Mirusuvil près de Jaffna, tuant 2 humanitaires de Caritas qui revenaient d’une visite sur le terrain, dans une zone frappée par le tsunami.

« Ceci montre dans quelles conditions dangereuses notre personnel travaille. » a déploré le père Damian Fernando, directeur exécutif de Caritas Sri Lanka, au correspondant de l’agence oecuménique ENI

Environ un million de personnes dans le Nord et l’Est de Sri Lanka vivent dans des conditions rendues difficiles par les déplacements et les ravages causés par deux décennies de guerre civile dans laquelle les Tigres de libération de l’Eelam tamoul (LTTE) revendiquent l’autonomie pour les régions à majorité tamoule.

La guerre civile a fait plus de 65 000 morts et causé le déplacement d’environ 1,8 million de personnes avant le cessez-le-feu de 2002 qui, n’est pas respecté, avec de fréquents affrontements entre les rebelles tamouls et les forces sri-lankaises.

Le 12 avril, le secrétaire général des Nations Unies, Kofi Annan a appelé le gouvernement et les Tigres tamouls à participer aux négociations de paix prévues à Genève à la fin avril. Ce qu’ils semblent vouloir refuser d’après les observateurs (apic/eni/vb)

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