Grande Bretagne: Ecoles religieuses financées par l’Etat
Londres, 20 avril 2006 (Apic) L’Union nationale des enseignants de Grande Bretagne s’est prononcée contre une motion visant à rejeter le financement par l’Etat des écoles religieuses.
L’Union nationale des enseignants de Grande Bretagne a voté sur une motion qui refuse le financement étatique d’écoles religieuses. Afin de « pallier aux risques d’extrémisme religieux ». Les enseignants britanniques se sont prononcés sur ce thème lors de leur Conférence annuelle. Ils ont au contraire soutenu un amendement qui continue à soutenir l’existence de telles écoles.
Les propositions du gouvernement pour le soutien étatique aux écoles religieuses risquent aux yeux des motionnaires, de donner à des groupes religieux une influence bien plus importante dans la gestion et le cursus de leurs écoles.
La motion, proposée par Hank Roberts, de Brent, Nord de Londres, dit que « la politique du gouvernement – d’augmenter le nombre des écoles religieuses – empêchera l’intégration des étrangers concernés, augmentera les divisions religieuses et procurera un terrain fertile pour les conflits ethniques et religieux, et même pour le terrorisme ». Plusieurs délégués ont fortement combattu ce texte et finalement la motion a capoté.
Par ailleurs, à Londres, de futurs imams ont critiqué le programme d’une école coranique à Londres, ayant des liens avec l’Iran. Ces derniers ont révélé qu’on leur enseignait des textes fondamentalistes, selon le Times de Londres. L’Hawza Ilmiyya de Londres est une école religieuse située dans le même bâtiment que l’Islamic College for Advanced Studies (ICAS).
Un texte du 13e siècle prêchant la guerre contre les chrétiens
Les étudiants, sous couvert d’anonymat ont expliqué au quotidien que le texte le plus étudié, écrit au 13e siècle par un certain Muhaqqiq al-Hilli, était « très inquiétant ».
Des passages du livre étudié dans cette école induisent « des interprétations très littérales du Coran, reconnues par seulement 10 ou 20% des musulmans », affirment les étudiants qui témoignent que « beaucoup de personnes dans la communauté musulmane se disent inquiètes par cette situation. « Il est nécessaire de réexaminer des textes qu’on nous enseigne ici ainsi que dans d’autres collèges en Grande-Bretagne », affirme leur porte-parole.
Mohammed Saeed Bahmanpour, un enseignant, a confirmé que le texte en question était effectivemnt étudié à Hawza et à l’ICAS. « On se contente de traduire le texte, a-t-il précisé, et on laisse le choix au professeur de l’enseigner ou pas. La plupart des fatwas (décrets religieux) de Mouhaqqiq ne sont pas conformes avec la fatwa de nos juristes modernes », a ajouté l’enseignant.
Le Times relève que dans le livre incriminé, les non-musulmans sont associés à des cochons et à des chiens et qu’un chapitre consacré au jihad (guerre sainte) oblige les musulmans à combattre les chrétiens et les juifs.
Le quotidien révèle que l’un des administrateurs des deux instituts d’enseignement musulman, était Abdolhossein Moezi, un religieux iranien et un représentant personnel du Guide suprême l’Ayatollah Ali Khamenei. (apic/bbcnews/ag/vb)
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