Niger: Des populations pauvres de Niamey chassées de leurs lieux d’habitation
Niamey, 28 avril 2006 (Apic) Le gouvernement du Niger a ordonné aux habitants d’un quartier pauvre de Niamey, installés au bord de la « Ceinture Verte », de quitter leur habitation d’ici dimanche. Les associations de défense des droits de l’homme protestent contre cette mesure.
Selon Radio France internationale, le gouvernement du Niger voudrait faire de Niamey une ville sans cases. Mais cette volonté est difficilement réalisable étant donné les conditions climatiques, marquées par l’insuffisance des pluies et la sécheresse responsables de l’exode rural des populations.
Ces déshérités sont installés au bord de la « Ceinture Verte », une forêt d’arbres qui protège, depuis 1965, la ville dans sa partie orientale. Mais au fil des ans, elle perd de sa vocation, du fait des coupes abusives par ces populations voisines. Début avril, cinq incendies s’y sont déclarés en moins de 10 jours. Les dégâts ont été importants: 4 morts, 300 arbres et 400 cases calcinés. Face à cette cascade d’incendies, la ministre nigérienne de l’Urbanisme, Aïssa Abdoulaye Diallo et le préfet de Niamey sont allés voir les populations pour leur signifier leur expulsion.
Certains habitants du quartier y sont depuis 10 ans et la majorité provient des régions ouest du pays. Les femmes et les enfants sont nombreux dans ce quartier d’habitats spontanés. La population manque de nécessités de bases. Elle n’a pas les moyens de payer un loyer et ne mange pas à sa faim.
Dans leur avertissement, les autorités ont été fermes. Au-delà de la date fixée, la marie détruira les milliers de cases et jettera dans les rues le matériel des habitants, a rapporté le correspondant de Radio France Internationale. (apic/ibc/thk)
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