Rome: Plus d’audience papale si on n’est pas chefs d’Etat ou de gouvernement
Rome, 8 mai 2006 (Apic) Benoît XVI a fait savoir son désir de limiter ses audiences accordées aux hommes politiques aux seuls chefs d’Etat et de gouvernement, dans un courrier envoyé fin avril 2006 aux nonciatures. Dans sa lettre, le pape a donné de nouvelles dispositions quant à la procédure à suivre pour de telles audiences, a révélé samedi l’agence italienne Ansa.
Dans son courrier récemment envoyé aux nonciatures, le pape a aussi demandé à ce que les 174 nonces fassent suivre au Saint-Siège les demandes d’audience au pape venant d’hommes politiques, au moins «un mois à l’avance». Il a également fait savoir qu’il souhaitait réserver pour de telles rencontres le vendredi et le samedi matin, aux alentours de 11h. En revanche, il a exclu le mercredi en raison de l’audience publique générale tenue place Saint-Pierre à partir de 10h30.
Par ailleurs, Benoît XVI a précisé dans son courrier qu’à la fin de son audience donnée au chef d’Etat ou de gouvernement, celui-ci rencontrerait le secrétaire d’Etat du Saint-Siège, le cardinal Angelo Sodano, pour une rencontre plus technique, comme cela se fait déjà habituellement.
En outre, pour éviter que toutes les demandes d’audience privées venant de chefs d’Etat se concentrent dans un même temps, comme lors des congrès internationaux organisés à Rome – comme lors du sommet de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture) de mars dernier ou des congrès de partis, tel celui du PPE (Parti populaire européen) le 30 mars -, le pape a expliqué que quand il rencontrerait les congressistes, une place particulière serait réservée dans la pièce aux autorités politiques les plus importantes. Elles pourront ainsi brièvement le saluer à la fin de l’audience, contrairement aux autres participants.
Nouvelles règles déjà en vigueur
Ces nouvelles règles sont en réalité le reflet officiel de l’attitude adoptée par Benoît XVI depuis un moment déjà. Rares sont les chefs de parti ou ministres qui ont été reçus par lui depuis un an. En tous cas, ces nouvelles règles ont déjà été mises en pratique pour le mois de mai 2006. Le pape n’a en effet reçu pour l’instant que le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, le vendredi 5 mai à 11h, et le président de la Confédération suisse, Moritz Leuenberger, le samedi 6 mai, en fin de matinée.
Sont prévus à l’agenda du pape pour les prochaines semaines, l’audience au grand-duc Henri 1er du Luxembourg, le 8 mai, celle au chef de la République bolivarienne du Venezuela, Hugo Rafael Chavez Frias, le jeudi 11 mai, celle au président de la République du Nicaragua, Enrique Bolanos Geyer, le lundi 15 mai, celle à la reine Marguerite du Danemark, le vendredi 19 mai, et celle au président de Macédoine, Branko Crvenkovski, le lundi 22 mai.
Cette dernière lettre fait écho à celle envoyée aux nonces le 19 janvier 2006 par le cardinal Angelo Sodano. Elle faisait savoir aux diplomates du Saint-Siège que le pape ne les recevrait plus désormais que lors de leur ordination et de leur première nomination. Il avait aussi indiqué qu’il ne les reverrait ensuite que tous les deux ou trois ans ou au moment de leur changement d’affectation, à moins qu’il ne décide de les convoquer. (apic/imedia/ar/be)
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