Zimbabwe: Plus de 10’000 personnes sans domicile fixe expulsées ou arrêtées
Harare, 16 mai 2006 (Apic) L’arrestation et le « replacement » de plus de 10’000 personnes sans domicile fixe – des bandits présumés, des vagabonds et des enfants des rues – à Harare, au Zimbabwe, suscitent de nouvelles critiques de la communauté internationale contre le gouvernement de Mugabe, contraint de faire face à une situation économique des plus difficiles, à cause d’une inflation galopante calculée à plus de mille pour cent.
Engagée le 12 avril, l’ »Operation Round up » est aujourd’hui expliquée par le quotidien progouvernemental « Herald » comme une tentative de rapporter toutes les personnes expulsées dans leur famille d’origine, en majorité dans les zones rurales.
Les organisations de défense des droits de l’Homme ont vivement réagi à ces arrestations, comme le porte-parole de l’Association des résidents de Harare, Precious Shumba: « La police et le gouvernement essaient de donner l’impression qu’ils sont en train de mettre de l’ordre à Harare, mais ce n’est pas le cas ».
Ce coup de filet des forces de l’ordre coïncide avec le premier anniversaire du lancement, mi-mai 2005, de l’opération « Murambatsvina » (littéralement « Se débarrasser des ordures », en langue shona), lors de laquelle furent détruits les bidonvilles de la banlieue de Harare et d’autres villes, portant dans les rues quelque 700’000 personnes sans logement et d’autres encore sans aucun moyen de survie, quel qu’il soit. Une vague de dures critiques internationales a déferlé sur le président Robert Gabriel Mugabe, au pouvoir depuis 1980, année de l’indépendance. (apic/misna/pr)
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