Tartines, culte événement, animations.

Suisse: Fête pour les 470 ans de la Réforme à Genève

Genève, le 21 mai (APIC) Les protestants de Genève prennent goût aux grands rassemblements. La cathédrale Saint-Pierre était comble dimanche matin 21 mai pour un «culte événement». Suivi par de multiples concerts, spectacles, « mini-conférences » et autres animations. Il s’agissait de fêter le 470ème anniversaire de l’adoption de la Réforme par les citoyens de la ville, le 21 mai 1536.

On distribuait des tartines à l’entrée de la cathédrale. Il fallait bien se sustenter avant un « culte événement » qui allait durer près de deux heures. Et, à la sortie, il y avait des sandwiches et des fruits pour que chacun puisse, sans défaillir, prendre part aux nombreuses animations mises sur pied aux alentours. Des concerts, des spectacles, des « mini-conférences » sur des sujets comme l’histoire d’une femme qui, en 1837, tient tête à d’affreux pasteurs américains ou le protestantisme genevois au 21ème siècle. Ou encore, une démonstration de la presse de Gutenberg et un lâcher de ballons.

L’ « événement », c’était les interventions, durant le culte, de trois chorales: le Choeur de la Cathédrale, le groupe de gospel Singing Friends et la chorale oecuménique malgache Cithare de Dieu. C’était aussi la présidence de la célébration par cinq pasteurs, trois hommes et deux femmes et la présence de nombre d’enfants. Michel Grandjean, qui enseigne l’histoire du christianisme à l’Université, leur a expliqué ce qui s’est passé ce fameux 21 mai 1536. Ce jour-là, les citoyens de la ville, ceux, du moins, qui faisaient partie du Conseil Général (ce qui n’était notamment pas le cas des femmes), ont adopté la Réforme. Ils ont également décidé que l’école serait obligatoire pour tous les petits Genevois. Cela, afin qu’ils puissent lire la Bible.

Il faudra attendre 1541 pour que s’établisse, à Genève, l’influence de Jean Calvin. Du haut de sa chaire, le pasteur Emmanuel Rolland a cité l’abbé Pierre qui, du même lieu, s’était exclamé : « L’Evangile ne nous apprend qu’une seule chose : à aimer ». On ne peut prêcher ainsi sans crainte du ridicule que si sa vie correspond à ses mots, ce qui est le cas de l’abbé Pierre, a relevé le pasteur. Une remarque d’autant mieux indiquée que cette journée de fête était placée sous cette maxime : « De la parole à l’acte ». (apic/mba/pr)

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