Rome: Les unions libres sont des fictions juridiques, déclare le cardinal Lopez Trujillo
Rome, 8 juin 2006 (Apic) «Les unions libres sont des fictions juridiques», a déclaré le cardinal Alfonso Lopez Trujillo mercredi à l’agence de télévision Rome Reports. Suite à la publication du document Famille et procréation humaine du Conseil pontifical pour la famille, dont il est le président, il a appelé les hommes politiques à promulguer des lois en cohérence avec la foi chrétienne.
Reconnaissant que ces unions sont un fait, il estime que leur nouveauté est qu’il s’agit d’unions «où l’amour est consensuel mais n’a rien d’institutionnel». Le cardinal colombien, interrogé sur les évolutions du concept de la famille dans les sociétés occidentales, a relevé que l’on demande que ces unions soient traitées comme le mariage «et l’on voudrait les effets que la loi donne au mariage comme si ces unions libres étaient des mariages».
Pour lui, ces unions sont des fictions, puisqu’elles ne correspondent pas au mariage. «Elles n’ont aucune durée, elles n’offrent rien à la société ni aux enfants. (.) Ce sont des fictions juridiques et un juriste ne peut soutenir de simples fictions», a-t-il ainsi lancé. Pour le président du Conseil pontifical pour la famille, les politiciens et les législateurs ne peuvent pas appuyer des lois «quand elles vont contre l’homme, contre les droits naturels, contre la tradition des peuples et de l’Eglise».
«Le politicien doit être cohérent avec sa foi, avec ce que lui demande la foi, avec ce que Dieu lui enseigne», a-t-il insisté. Et d’affirmer que les hommes politiques catholiques sont obligés d’annoncer et de proclamer la véritable identité de la famille, de la défendre, de la proposer comme quelque chose voulu par Dieu, qui fait du bien à l’homme, au couple, aux enfants et aux sociétés». Dans ce sens, a renchéri le cardinal, un politicien chrétien ne peut être d’accord avec certaines lois.
Sujet abordé en juillet lors de la 5e Rencontre mondiale de la famille à Valence
Dans sa longue interview en espagnol, le président de dicastère a précisé que le sujet abordé lors de la 5e Rencontre mondiale de la famille à Valence, en juillet prochain, n’était pas une réponse à un gouvernement ou à un autre, à une seule situation ou à une autre.
Le cardinal Trujillo fait là référence à la politique menée par le chef du gouvernement socialiste espagnol. Il s’agit d’un thème global qui fut choisi par le pape trois ans avant la formation du nouveau gouvernement en Espagne, avant certains changements déterminants en Europe et dans d’autres pays, a-t-il insisté.
Le catholique qui vote pour un politicien favorable à l’avortement: péché!
Après les Rencontres mondiales de la famille de 1994, lors de l’année internationale de la famille, de 1997 à Rio de Janeiro, de 2000 à Rome lors du Jubilé, puis en 2003 à Manille, la prochaine, à Valence, portera sur le thème de «la transmission de la foi dans la famille». En octobre dernier, lors du Synode sur l’Eucharistie, le cardinal Lopez Trujillo avait déjà affirmé que «le catholique qui vote pour soutenir les candidats appuyant les lois abortives ou en faveur des unions différentes du mariage commet un péché».
Le Saint-Siège est très attentif à l’évolution de la situation en Espagne, où le gouvernement du socialiste José Luis Rodriguez Zapatero a entrepris des réformes sur la législation du divorce, a légalisé le mariage entre homosexuels et veut rayer des programmes scolaires l’enseignement religieux. L’Eglise catholique espagnole s’oppose fermement à ces réformes. (apic/imedia/ar/be)
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