Malawi: Des organisations rencontrent des difficultés dans la lutte contre le sida
Blantyre, 9 juin 2006 (Apic) Les organisations religieuses du Malawi impliquées dans la lutte contre le VIH/SIDA soulignent que leur travail rencontre de sérieuses difficultés. Les hommes ont tendance à envoyer leur femme se faire dépister, mais refusent de venir eux-mêmes.
«Certains hommes pensent que le statut de leur femme reflète automatiquement le leur et c’est pourquoi il ne voient pas l’intérêt de se faire dépister», a déclaré à l’agence oecuménique ENI Francis Mbvundula, responsable des services de santé pour Hope Humana, une organisation non gouvernementale. «Ce qu’ils ignorent, c’est qu’une épouse peut être séronégative, alors que l’époux est séropositif».
D’autres hommes se sont servis du prétexte des obligations de travail pour ne pas se faire examiner, a affirmé Francis Mbvundula. Il s’était exprimé à Chiradzulu, à 60 kilomètres de Blantyre, la capitale commerciale du Malawi, lors d’une série de journées publiques d’information qui ont eu lieu fin mai pour sensibiliser les gens sur l’importance de connaître son statut VIH. Hope Humana collabore avec les communautés locales pour persuader les hommes de se faire dépister, en encourageant les femmes à venir avec leur mari assister à des cours prénataux.
A Chikwawa, à environ 200 kilomètres de Blantyre, le coordinateur pour le VIH et le SIDA du Service de développement luthérien évangélique, Spencer Mngongonda, a remarqué qu’un nombre plus important de femmes que d’hommes venaient se faire dépister. «Sur 250 personnes venant se faire examiner au cours d’une semaine, 170 sont des femmes», a-t-il fait remarquer à ENI. Le programme ONUSIDA estime que 14,1 % des Malawites âgés de 15 à 49 ans vivent avec le VIH. (apic/eni/bb)
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