Espagne: Le gouvernement Zapatero a condamné à mort la famille, dit le cardinal de Tolède
Tolède, 15 juin 2006 (Apic) Tensions aggravées en Espagne entre l’Eglise et le gouvernement, à la veille du voyage du pape à Valence. L’archevêque de Tolède, le cardinal Antonio Canizares Llovera, a estimé que la politique du gouvernement du Premier ministre espagnol José Luis Zapatero était « une sorte de condamnation à mort de la famille », dans un entretien publié le 15 juin 2006 par le quotidien italien « Il Tempo ».
Les propos du primat d’Espagne interviennent à moins d’un mois du voyage de Benoît XVI à Valence, les 8 et 9 juillet prochains, à l’occasion de la 5e Rencontre mondiale de la famille. En Espagne, où le gouvernement n’a pas réagi pour l’instant, les réactions sont prudentes, afin de ne pas envenimer le débat et agiter le malaise.
« La législation introduite par le gouvernement Zapatero est une sorte de condamnation à mort de la famille », a dit le cardinal Antonio Canizares Llovera, alors que l’équipe socialiste au pouvoir depuis avril 2004 a facilité le divorce et légalisé le mariage entre homosexuels. « La politique de soutien de la famille a été remplacée par une politique qui la nie dès la racine », a ainsi estimé le cardinal espagnol, notant que, même si « cela peut déranger le gouvernement, (.) l’Eglise ne peut se soustraire au devoir d’affirmer que, sans la famille, il n’y a pas d’avenir pour l’homme, il n’y a pas d’avenir pour la société ».
La 5e rencontre mondiale des familles se tiendra du 1er au 9 juillet 2006 se tiendra à Valence. Durant son séjour de 26 heures, le pape s’adressera aux évêques de la péninsule, rencontrera le couple royal espagnol ainsi que le premier ministre socialiste José Luis Rodriguez Zapatero. Il présidera en outre une veillée avec les familles, avant de célébrer une grande messe le 9 juillet.
Aucune réaction, côté espagnol, n’a pour l’heure été officiellement enregistrée.
Phrase choc
Mercredi déjà, le vice-président de la Conférence épiscopale espagnole et archevêque de Tolède avait a établi mercredi un parallèle entre l’interruption volontaire de grossesse et la guerre en Irak. « Comment peut-on dire non à la guerre (en Irak), comment peut-on dire non à la violence, à la violence domestique, à la violence dans les foyers et dire oui à l’avortement ? », a déclaré le cardinal Cañizares pendant un cours sur « Catholicisme et Espagne » à l’Université catholique San Pablo CEU. (apic/imedia/ami/pr)
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