Nomination d’une femme à la tête de l’Eglise épiscopale américaine
Columbus/Paris, 20 juin 2006 (Apic) Catholiques et protestants ont réagi de manière opposée à la nomination, dimanche, de Katharine Jefferts Schori, première femme élue à la tête de l’Eglise épiscopale américaine. Cette océanographe, pilote et évêque a reçu l’ordination il y a 12 ans, abandonnant ses recherches scientifiques d’océanographe pour le diocèse épiscopal du Nevada (ouest) où elle est devenue évêque en 2001.
Pour Michel Malèvre, directeur du Service national français pour l’unité des chrétiens (catholique) cette décision risque de « fragiliser plus encore la communion anglicane, mais aussi de freiner les perspectives d’unité, les avancées oecuméniques avec les autres Eglises ».
Son de cloche différent du côté du président de la Fédération protestante de France, Jean-Arnold de Clermont, pour qui « cette élection est quelque chose de naturel, qui n’a rien d’extraordinaire sur le plan théologique. Les Américains tirent la communion anglicane dans un sens plus rapide que les autres. Mais cela devait arriver de façon inévitable ».
« Vu par les protestants, c’est logique. 25% des ministres de l’Eglise réformée sont des femmes ».
Katharine Jefferts Schori, 52 ans, évêque du diocèse épiscopal du Nevada, a été élue présidente de l’Eglise américaine qui groupe 2,3 millions de membres, lors d’une convention générale tenue dimanche à Columbus (Ohio). La communion (communauté) anglicane compte environ 77 millions de fidèles dans le monde. Son chef spirituel est l’archevêque de Canterbury, Rowan Williams. (apic/ag/pr)
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