Martigny: Le Musée des chiens du Grand St-Bernard s’est ouvert le 21 juin
Martigny, 21 juin 2006 (Apic) Le «Musée et Chiens du Grand St-Bernard» a été inauguré mercredi 21 juin à Martigny. Il veut rendre hommage à cette race de chiens dont l’élevage ne peut plus être assuré par les chanoines de l’hospice.
Les visiteurs seront accueillis à l’entrée durant trois mois par la dépouille empaillée du plus célèbre des Saint-Bernard, le mythique Barry, prêtée par le Musée d’histoire naturelle à Berne où il réside depuis sa mort en 1814.
Le musée propose une exposition permanente et un espace pour des expositions temporaires. Il accueille actuellement une exposition de photos de l’expédition de l’écrivain américain Richard Halliburton. En 1935, il avait voulu refaire le périple d’Hannibal à travers les Alpes et avait franchi le col du Grand St-Bernard à dos d’éléphant. Un autre espace est occupé par des centaines d’objets liés au Grand St-Bernard. Enfin, six chiots et chiens se trouvent en permanence derrière une baie vitrée ou en plein air dans un espace arborisé.
La construction du musée a été financée par la Fondation Bernard et Caroline de Watewille, qui a injecté l’an dernier quatre millions dans le projet et réservé un million pour des projets futurs. Quant à la commune de Martigny, elle a mis le bâtiment et le terrain à disposition et s’est engagée à couvrir un éventuel déficit annuel d’exploitation du musée à hauteur de 30’000 francs durant dix ans.
Le légendaire Barry, chien d’avalanches
Né vers 1800, Barry sauva plus de 40 personnes. Il retrouva une fois un enfant inanimé et à moitié gelé dans une grotte. Il le lécha jusqu’à ce qu’il reprenne conscience. Grâce à ses caresses, Barry lui fit comprendre qu’il devait s’accrocher à son cou et monter sur son dos. Cet acte de bravoure contribua grandement à sa célébrité, et à sa légende, perpétuée par de nombreux écrivains et réalisateurs.
Des mythes persistants
Les chiens Saint-Bernard sauvant des randonneurs emportés par une avalanche et leur administrant une gorgée d’alcool contenu dans leur petit tonneau pour leur redonner vie. Cette image reste tenace dans l’imagination populaire, mais ne correspond depuis longtemps plus à la réalité. D’une part, même si quelque 2’500 personnes ont été sauvées par eux ces derniers 200 ans, ce n’est plus le cas depuis 1955, rappellent les Pères du Grand Saint-Bernard, soit depuis que les opérations de sauvetage sont menées par des hélicoptères de montagne. Et lorsque des chiens sont encore utilisés pour repérer des corps enfouis dans la neige, il s’agit de bergers allemands et de Golden Retrievers, plus rapides et au pas plus léger.
De plus, les experts soulignent que les victimes d’hypothermie seraient bien mal avisées de boire de la goutte contenue dans le petit tonneau qui était, selon la légende, suspendu à leur cou. En effet, la consommation d’alcool accélère la perte de chaleur. Il s’avère en fait qu’un berger avait une fois accroché une gourde au cou d’un chien, ce qui donna l’idée de fabriquer des tonnelets contenant de la tisane (mais jamais d’alcool!). Cette expérience ne dura pas longtemps car on s’aperçut que le tonneau gênait beaucoup le chien lors de ses déplacements dans la neige fraîche. (apic/ag/nouv/eni/bb)
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