Rome: Le Vatican ne commente pas la présence d’une délégation du Saint-Siège à Pékin
Rome, 27 juin 2006 (Apic) Le Vatican ne commentera pas voulu officiellement la présence d’une délégation du Saint-Siège à Pékin, a déclaré mardi Joaquin Navarro-Valls, directeur de la Salle de presse du Saint-Siège, après les informations diffusées par l’Agence Asianews de l’Institut pontifical pour les missions étrangères.
« Je n’ai aucun commentaire à formuler au sujet de la nouvelle rapportée par certains organes de presse à propos de contacts en cours entre une délégation du Saint-Siège et les autorités chinoises », peut-on ainsi lire dans sa déclaration à la presse.
« Ces jours-ci une délégation du Vatican est à Pékin et ceci est une nouvelle qui nous remplie de joie même si d’après ce que nous avons compris, de cette rencontre on ne doit pas s’attendre à un tournant sur le thème de la liberté religieuse », a pour sa part confirmé, le 27 juin dans la matinée, le père Bernardo Cervellera, directeur d’Asianews. Il participait à la présentation, à Rome, du rapport 2006 sur la liberté religieuse dans le monde de l’organisation « l’Aide à l’Eglise en détress ».
Selon l’agence Asianews, une délégation du Saint-Siège se trouverait à Pékin depuis le 25 juin 2006 pour des rencontres avec les autorités chinoises. Elles devraient s’achever le 1er juillet. Selon ces informations, la délégation serait composée de Mgr Claudio Celli, secrétaire de l’Administration du patrimoine du Siège apostolique (Apsa) et expert dans les relations avec la Chine, et de Mgr Gianfranco Rota Graziosi, chef de service à la seconde section de la Secrétairerie d’Etat en charge des rapports avec les Etats.
Cette rencontre a lieu alors que les tensions sont vives entre Pékin et Rome après l’ordination jugée « illicite » par Rome d’évêques à la fin du mois de mai et au début du mois de juin dernier. Le Saint-Siège avait alors jugé ses ordinations faites sans l’aval de Rome de « grave violation à la liberté religieuse ». Les autorités chinoises se sont, quant à elles, toujours déclarées « sincèrement ouvertes » au dialogue avec le Vatican en rappelant toutefois leurs conditions préalables au rétablissement des relations diplomatiques rompues en 1951 : rupture des relations diplomatiques avec Taiwan et garanties de non-interférence du Saint-Siège dans les affaires intérieures chinoises, y compris les nominations épiscopales.
Parmi ceux qui avaient déjà commenté l’arrivée d’une délégation du Saint-Siège à Pékin, se trouvait le cardinal Joseph Zen, archevêque de Hongkong. Il avait estimé, le 25 juin, que la venue d’une telle délégation était un « bon signe » et « un pas en avant vers l’établissement de relations diplomatiques ». Cependant, s’il qualifiait ce geste « d’amical », il déclarait ne pas s’attendre « à un progrès très rapide dans le dialogue ». (apic/imedia/hy/pr)
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