L’embryon humain n’est pas un simple matériau de laboratoire

France: Le cardinal Ricard dénonce la recherche sur les cellules souches embryonnaires

Paris, 29 juin 2006 (Apic) Le cardinal Jean-Pierre Ricard dénonce les récentes autorisations de recherche sur les cellules souches embryonnaires. «Tout embryon est déjà un être humain», " il ne peut être considéré comme un simple matériau de laboratoire», affirme l’archevêque de Bordeaux et président de la Conférence des évêques de France dans un message diffusé le 29 juin.

L’Agence de la biomédecine, créée dans le cadre de la loi relative à la bioéthique du 6 août 2004, vient de délivrer ses premières autorisations de recherche sur les cellules souches embryonnaires. Ces lignées sont importées de l’étranger, alors qu’une recherche utilise des embryons surnuméraires obtenus en France dans le cadre d’une fécondation in vitro. «Depuis le vote de la loi, et jusqu’à la publication des décrets d’application en février 2006, quatorze autorisations d’importation de telles lignées cellulaires avaient été délivrées, selon une procédure temporaire, par un comité créé à cet effet», précise le cardinal Ricard, rappelant que «ces lignées sont obtenues à partir d’embryons humains, ce qui conduit à leur destruction».

«Ainsi, dénonce le prélat français, se poursuit la mise en place du processus de réduction de l’embryon humain à l’état de moyen, ce qui constitue une grave transgression éthique. Nous devons redire que l’embryon humain ne peut être considéré comme un simple matériau de laboratoire».

Financement de cette recherche par l’UE

«Cette dérive vers l’instrumentalisation de l’embryon humain se trouve renforcée également par la récente décision du Parlement Européen (15 juin 2006) d’autoriser un financement communautaire de la recherche sur les cellules souches embryonnaires, alors même que ce type de recherche reste interdit dans un certain nombre d’États membres de l’Union Européenne», ajoute le président de la Conférence épiscopale française. Ce dernier appelle L’UE à «s’abstenir de promouvoir par le biais d’un financement communautaire ce type de recherche».

«Les bénéfices thérapeutiques espérés des recherches envisagées sur les cellules souches embryonnaires demeurent aléatoires et d’autres modes de recherche, sans difficultés éthiques particulières, doivent être davantage encouragés», lance encore le cardinal Ricard, pour qui «la science peut progresser tout en respectant pleinement la dignité humaine». (apic/com/bb)

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