« On reste en plein délire »
Berne, 30 juin 2006 (Apic) Sous le titre « On reste en plein délire – Ecart salarial jusqu’à 1:840 », le syndicat Travail.Suisse publie un communiqué pour s’insurger contre les salaires toujours plus mirobolants des grands patrons. L’écart avec les employés s’est encore accru l’an dernier et les top managers peuvent gagner jusqu’à 800 fois plus que les travailleurs du bas de l’échelle.
Les managers continuent de se servir sans vergogne, écrit le syndicat. Les chefs insatiables des 27 entreprises prises sous la loupe de Travail.Suisse ont augmenté leurs salaires en 2005 de 30%. L’écart salarial le plus grand devrait se situer autour de 1:840.
Pour Travail.Suisse, la transparence fait toujours défaut et nombre de calculs se basent sur des indications ou des suppositions générales. « La perte de confiance augmente. Si les caciques de l’économie – des hommes essentiellement – ne viennent pas à bout de ce problème, le modèle économique à succès de la Suisse sera grandement menacé ».
Après avoir analysé les rapports d’activité de 27 grandes entreprises suisses en 2005, Travail.Suisse a récidivé au printemps 2006. L’analyse se focalise de nouveau sur l’écart salarial, c’est-à-dire sur le rapport entre le salaire le plus bas versé en Suisse et la rémunération globale (connue) la plus élevée parmi les tops managers.
Les résultats de cette analyse sont clairs et éloquents: la mentalité du libre-service se propage. Des augmentations de salaires de 10 voire 20 pour cent sont la règle. Les salaires comme l’écart salarial atteignent désormais des montants démesurés dépassant l’entendement. Certes, dit Travail.Suisse, il y a des exceptions, mais elles sont très rares.
Pour le syndicat, si les leaders du monde économique ne viennent pas à bout de cette problématique, les retombées politiques, pouvant aller d’une densité normative plus élevée à des restrictions salariales, comme c’est déjà le cas dans le secteur public ne se feront plus attendre. (apic/com/pr)
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