Rome: Benoît XVI s’élève contre les médias qui ridiculisent et dénigrent le mariage
Rome, 30 juin 2006 (Apic) Benoît XVI s’est élevé vendredi contre les médias qui ridiculisent et dénigrent le mariage, au profit d’autres formes d’union. Le pape s’exprimait dans un discours au nouvel ambassadeur d’Uruguay auprès du Saint-Siège, venu lui présenter ses lettres de créance au Vatican le 30 juin 2006.
Dans son discours adressé au nouvel ambassadeur uruguayen, Mario Juan Bosco Cayota Zappettini, Benoît XVI a regretté que «certains médias dénigrent ou ridiculisent la haute valeur du mariage et de la famille». Le souverain pontife a ainsi craint que ce comportement favorise l’égoïsme et la désorientation au dépit de la générosité et du sacrifice nécessaires pour maintenir vigoureuse cette authentique «cellule primaire» de la communauté des hommes qu’est la famille.
Il faut «encourager la famille, l’aider à accomplir ses missions indispensables, obtenir la cohésion sociale et, surtout, respecter ses propres droits, qui ne peuvent être dissipés au profit d’autres formes d’union qui prétendent les usurper», a alors lancé le pape. Benoît XVI est ensuite revenu sur le «vaste problème» de la pauvreté et de la marginalisation, un défi pressant pour les gouvernants et les responsables des institutions publiques.
Le pape a alors rappelé que le processus de la mondialisation a créé de nouvelles possibilités, mais aussi de nouveaux risques, et qu’il ne faut pas «réduire à des échanges purement mercantiles ou pragmatiques». Benoît XVI a alors notamment souligné les problèmes des migrants forcés de quitter leur terre à la recherche de meilleures conditions de vie, provoquant «de graves séquelles au niveau personnel, familial et social».
Mario Juan Bosco Cayota Zappettini est né en 1936 à Montevideo, la capitale de l’Uruguay. Il a suivi une formation de philosophie avant d’entrer dans l’enseignement. Il a été président du parti démocrate-chrétien uruguayen et est l’auteur d’essais sur la doctrine sociale.
Une grave crise économique
Sur les quelque 3,25 millions d’habitants que compte le pays, les deux tiers de la population sont catholiques. L’Uruguay a été progressivement peuplé par des vagues d’immigrations d’Européens, si bien qu’aujourd’hui près de 90% de la population est d’origine européenne. L’Uruguay qui, dans les années 1950, avait une compétitivité économique égale à celle des pays européens, connaît une crise économique depuis les années 1960 et a beaucoup de difficulté à s’en relever. La principale tâche du gouvernement est d’effacer peu à peu la dette extérieure et de rétablir l’équilibre de certains indicateurs économiques tels que la balance commerciale. 23% de la population vit au-dessous du seuil de pauvreté.
Le 31 octobre 2004, le pouvoir uruguayen passe pour la première fois de son histoire à gauche lorsque Tabaré Ramón Vázquez Rosas (socialiste) est élu président au premier tour, avec 50,69% des voix. (apic/imedia/cp/be)
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