Moscou: Plus de 200 responsables religieux débattent à Moscou à l’invitation d’Alexis II
Moscou, 4 juillet 2006 (Apic) Plus de 200 responsables religieux provenant de plusieurs dizaines de pays sont arrivés à Moscou pour le Sommet mondial des leaders religieux, à l’issue duquel une résolution doit être adoptée et adressée aux responsables du G8, qui se réuniront à Saint-Pétersbourg du 15 au 17 juillet.
Le patriarche Alexis II de l’Eglise orthodoxe russe, l’instigateur de ce sommet, a souligné le rôle de la moralité pour éviter les conflits. L’ayatollah iranien Muhammad Ali Taskhiri a rendu hommage aux efforts du président russe pour trouver un terrain d’entente avec l’islam et a rappelé que l’islam est une religion de paix.
Yona Metzger, le grand rabbin ashkénaze d’Israël, qui dirige principalement les juifs d’origine européenne, l’a soutenu mais a également fustigé ceux qui nient l’holocauste.
Les responsables en provenance du Vatican, menés par le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour l’unité des chrétiens, représente la plus grosse délégation, le signe le plus récent de la détente qui semble amorcée dans les relations entre l’Eglise orthodoxe russe et l’Eglise catholique romaine depuis l’élection du pape Benoît XVI.
Un grand nombre des dignitaires religieux mondiaux sont présents, notamment Samuel Kobia, Secrétaire général du Conseil oecuménique des Eglises, le patriarche Shenouda, de l’Eglise orthodoxe copte d’Egypte et Baderddin Hassoun, grand mufti de Syrie.
La déclaration du sommet religieux, qui doit être adoptée à la fin de la réunion le 5 juillet, abordera les questions du terrorisme et des valeurs familiales, ont fait savoir les organisateurs.
Dalaï-lama pas invité
Pourtant, plusieurs responsables de grandes religions sont absents. Dans un entretien accordé à la principale chaîne de télévision publique russe Rossiya, le métropolite Kirill, président du département des relations extérieures du patriarcat de Moscou, a déclaré que le dalaï-lama n’avait pas été invité, de manière à ne pas mettre en péril les fragiles négociations entamées par les bouddhistes tibétains avec le gouvernement chinois.
En juin, lors d’une conférence de presse, le métropolite Kirill avait affirmé que le pape n’était pas convié, afin de ne pas « mélanger les événements historiques ». Le prédécesseur de Benoît XVI, le pape Jean Paul II, avait exprimé pendant de nombreuses années son désir de se rendre en Russie mais l’Eglise orthodoxe russe s’y était toujours opposée. (apic/eni/pr)
webmaster@kath.ch
Portail catholique suisse