Chiffres largement noirs en 2005

Rome: Pour la seconde année, Saint-Siège et Vatican ont un bilan financier positif

Rome, 12 juillet 2006 (Apic) Pour la seconde année consécutive, le bilan financier 2005 du Saint-Siège est bénéficiaire à hauteur de 9,7 millions d’euros, essentiellement en raison d’une excellente conjoncture des marchés financiers.

Le bilan 2005 du gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican s’est aussi terminé avec un résultat positif de 29,6 millions d’euros. Par ailleurs, la période du Siège vacant, en avril 2005, a entraîné un coût de 7 millions d’euros. Ces chiffres ont été communiqués lors d’une conférence organisée le 12 juillet 2006 au Bureau de presse du Saint-Siège.

« La bonne nouvelle est que le bilan consolidé du Saint-Siège pour l’exercice 2005 s’est clos avec un résultat positif de 9,7 millions d’euros, qui représente la valeur la plus significative de ces 8 dernières années », a déclaré à la presse le cardinal Sergio Sebastiani, président de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège.

Par rapport à l’exercice précédent, cela représente 6,6 millions d’euro de plus. Interrogé sur l’utilisation de ce bénéfice, le cardinal a rappelé, en citant l’Evangile, qu’il y avait des périodes « de vaches grasses et de vaches maigres ».

La période du Siège vacant – le temps contenu entre la mort de Jean Paul II et l’élection de Benoît XVI -, en avril 2005, a entraîné un coût de 7 millions d’euros. Cette somme est essentiellement due aux primes traditionnellement offertes aux employés du Vatican à cette occasion.

Lors de la conférence de presse, le comptable de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, Paolo Trombetta, a noté que ces dépenses avaient été en partie couvertes par les excellents résultats de la Librairie éditrice Vaticane ou des Musées du Vatican.

Le montant de l’Obole de Saint-Pierre pour l’année 2005 – la récolte annuelle de fonds effectuée dans les diocèses du monde – est de 59,4 millions de dollars, soit une hausse de 14,95 % par rapport à l’année précédente. Le haut prélat a indiqué que le pape avait destiné ces fonds « à des interventions caritatives pour manifester la proximité du Siège apostolique et de l’Eglise universelle aux populations des divers pays touchées par les calamités de diverses natures ».

Dons: Etats-Unis, Italie et Allemagne: le tiercé généreux

Ces dons, comme ceux des diocèses du monde entier (26,8 millions de dollars en 2005), proviennent en premier lieu des Etats-Unis pour un tiers, d’Italie et d’Allemagne, et dans une moindre mesure de France et d’Espagne.

Le cardinal Sergio Sebastiani a présenté les résultats du Saint-Siège en quatre rubriques différentes. Le secteur des activités institutionnelles, qui englobe les dicastères de la curie romaine et les représentations diplomatiques, a enregistré un déficit de 36,9 millions d’euros contre 23,2 millions en 2004. Il a aussi souligné une augmentation des dépenses dans le domaine des « manutentions et réparations » qui sont passées de 4 à 10,5 millions d’euros de 2004 à 2005. Les travaux concernent essentiellement la restauration de palais tel le siège de la Congrégation pour l’évangélisation des peuples, au coeur de Rome.

L’activité financière du Saint-Siège a enregistré, quant à elle, un bénéfice de 43,3 millions d’euro contre les 6,1 millions de 2004. « Cela a été possible grâce à une meilleure conjoncture des marchés financiers des changes », a poursuivi le cardinal Sebastiani. Il expliqué que la conjoncture, qui avait fait perdre jusqu’à 11 millions d’euros en 2004, avait permis d’en gagner 21,7 en 2005.

Le secteur immobilier a enregistré un recul, passant de 24,9 millions d’euros de bénéfices en 2004 à 22,2 millions en 2005. « Cette baisse, a expliqué le président de la Préfecture des affaires économiques du Saint-Siège, est due au fait qu’en 2004 des plus-values ont été réalisées avec la vente de biens immobiliers pour une valeur de 6 millions d’euros contre seulement 1,3 million en 2005.

Presse et librairie dans les chiffres rouges

Le secteur des activités des institutions liées au Saint-Siège (Radio Vatican, la Typographie vaticane avec L’Osservatore Romano, la Librairie éditrice vaticane et le Centre de télévision du Vatican) enregistre un solde négatif de 11,8 millions d’euros. Le bilan négatif de ce secteur est surtout renforcé par les résultats négatifs de la radio (23,5 millions d’euros) et du journal du Saint-Siège (4,6 millions).

Pour leur part, la Typographie et le Centre de télévision ont chacun engrangé un bénéfice avoisinant les 650’000 euros. Le comptable, Paolo Trombetta, a précisé que les bénéfices réalisés par la Librairie (934’000 euros) étaient « majoritairement » dus au monopole du Copyright sur les écrits du nouveau pape.

Le bilan du gouvernorat de l’Etat de la Cité du Vatican, dans l’exercice 2005, s’est également clos avec un résultat positif de 29,6 millions d’euros. Il a été précisé que le gouvernorat s’était engagé financièrement pour la « valorisation et la restauration du patrimoine artistique du Saint-Siège », contribuant aussi à « soutenir les coûts de Radio Vatican, couvrant la moitié du déficit », soit 11,8 millions d’euros. (apic/imedia/jas/ami/pr)

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