Guatemala: Guerre civile et «disparus»

Des familles portent plainte contre l’Etat

Guatemala Ciudad, 18 juillet 2006 (Apic) Des familles de «disparus» durant la guerre civile au Guatemala ont porté plainte contre l’Etat, pour avoir occulté la vérité sur cette période sanglante de l’histoire du pays, entre 1960 et 1986.

«La pratique systématique du délit de disparition forcée et la négation successive de la justice, a conduit à l’occultation de la vérité et à l’impunité», écrivent les 20 familles, qui motivent ainsi les raisons de leur plainte contre l’Etat, indique l’Agence Misna.

«Ce que nous avons constaté est qu’il n’y a pas eu de progrès dans les enquêtes sur le sort de civils disparus ni sur les recherches des responsables. Encore aujourd’hui, la justice guatémaltèque est incapable d’agir contre les violations des droits humains, exactement comme pendant la guerre» a observé Carmen Ida Ibarra, de la Fondation Myrna Mack, qui porte le nom de l’anthropologue tuée le 11 septembre 1990 alors qu’elle menait une recherche sur les déplacés de guerre.

Les plaignants demandent à la Cour interaméricaine des droits de l’Homme (Cidh) – tribunal spécial de l’Organisation des Etats américains, Oea – la condamnation officielle de l’Etat et d’entreprendre des opérations de recherche des disparus, indigènes, dirigeants syndicaux, étudiants et activistes.

Sept anciens dignitaires des dictatures guatémaltèques de la période 1960-1996 sont recherchés par l’»Audiencia national» de Madrid pour «génocide, tortures, terrorisme et enlèvement». On estime que la guerre civile a fait environ 200’000 morts et 50’000 disparus. (apic/misna/pr)

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