Priorité aux pourparlers en faveur de la paix

Ouganda: Les Eglises craignent la mise en accusation des chefs de guerre par le CPI

Juba, 18 juillet 2006 (Apic) Les pourparlers de paix entre les représentants du gouvernement ougandais et les rebelles de l’Armée de résistance du Seigneur (LRA) ont repris à huis clos le 17 juillet, après un début de négociations agité au cours du week-end dans la ville de Juba, dans le sud du Soudan.

Les rebelles ont accusé le gouvernement de corruption, tandis que l’équipe gouvernementale a affirmé que les rebelles devaient rendre les armes pour que les pourparlers permettent de mettre fin à l’un des conflits les plus meurtriers d’Afrique.

Le pasteur Kaiso s’est dit préoccupé par les mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), située à la Haye, délivrés à l’encontre du leader rebelle Joseph Kony et d’autres responsables rebelles de haut rang. «Nous avons une chance d’obtenir un accord de paix», a déclaré depuis Kampala à l’Agence oecuménique ENI le pasteur Grace Kaiso, Secrétaire exécutif du Conseil chrétien uni d’Ouganda. Il craint que les mises en accusation des leaders rebelles d’Ouganda pour crime de guerre n’entravent les pourparlers de paix qui visent à mettre un terme à 19 années de conflit civil dans le nord du pays.

L’Armée de résistance du Seigneur est accusée de s’en être prise à des civils: meurtres, enlèvements, esclavage sexuel et mutilations.

«D’abord, la paix», a-t-il déclaré. «Ensuite, nous pourrons examiner la question de la justice». Les propos du pasteur ont été soutenus par la Conférence des Eglises de toute l’Afrique, qui a affirmé que la priorité devrait être accordée à l’arrêt d’un conflit qui a fait des dizaines de milliers de morts et déplacé environ deux millions de personnes, selon certaines estimations. (apic/eni/pr)

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