Colombie: La Commission nationale de réparation et de réconciliation confirme
Bogota, 20 juillet 2006 (Apic) Au moins 7’000 victimes des paramilitaires d’extrême droite et de la guérilla sont ensevelies dans des fosses communes éparpillées sur tout le territoire. C’est ce que révèle la Commission nationale de réparation et de réconciliation, ’Comisión nacional de reparación y reconciliación’ (Cnrr).
7’000 victimes de la guérilla et de groupes armés paramilitaires sont enterrées dans des fosses communes clandestines creusées partout dans le pays. la ’Comisión nacional de reparación y reconciliación’ (Cnrr) le confirme et souligne l’urgence d’instituer une banque de données nationale pour la confrontation de l’Adn, afin de faciliter le travail de l’organisme dans l’identification des cadavres. « En plus des 7’000 victimes de disparitions forcées estimées par les organisations non gouvernementales (ONG), il faut compter celui des otages aux mains des groupes armés, morts durant leur détention et dont aucune nouvelle n’a été donnée », a expliqué le président de la Cnrr, Eduardo Pizarro à ’Caracol tv’. Il a ajouté que: « Des cimetières clandestins contenant les dépouilles des combattants morts dans des affrontements sont retrouvées sur tout le territoire et principalement dans la zone côtière septentrionale et dans le sud. Ces corps avaient été cachés pour masquer les pertes subies dans les rangs des mouvements armés ». Selon le président de la Cnrr, sans des archives génétiques contenant l’Adn des parents des disparus, il sera impossible de reconstruire le destin de toutes ces personnes.
Le président de la Cnrr avait dénoncé il y a quelques jours la tentative des paramilitaires démobilisés dans le cadre du processus de paix de cacher les preuves de massacres en profanant les tombes.
Entre temps, la récente offensive des Forces armées révolutionnaires de Colombie (Farc) dans la région nord-occidentale de Chocó, à la frontière avec Panama, a déjà provoqué un millier de nouveaux déplacés, tandis que l’assassinat de 12 paysans a été attribué à la guérilla, après les attaques de ces derniers jours contre un groupe de bûcherons accusés de soutenir les paramilitaires. « Nous sommes très préoccupés par la recrudescence de violence, la population civile est de nouveau dans l’oeil du cyclone », a déclaré Mgr Napoleón García, vicaire du diocèse de Quibdó. (apic/misna/vb)
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