Proche-Orient: Les Caritas nationales veulent défendre la population civile
Rome, 20 juillet 2006 (Apic) Face à l’escalade de la violence au Sud Liban et à Gaza, Caritas Internationalis rappelle que tout manquement au droit international humanitaire est une violation des conventions internationales. «Selon le droit international humanitaire, les autorités étatiques doivent protéger les populations civiles, éviter qu’elles soient prises pour cibles et permettre un libre accès aux organisations humanitaires pour qu’elles puissent porter secours aux victimes.
Face à l’escalade de la violence dans le Sud Liban et la bande de Gaza, et alors que les populations civiles des pays impliqués dans le conflit sont les premières victimes, pour leur part le Secours Catholique français et Caritas sollicitent «l’instauration d’un cessez-le-feu au Proche Orient»
Il faut «agir pour empêcher que les peuples israéliens, palestiniens et libanais n’entrent dans un conflit total», annonce la section française de l’organisation catholique d’entraide
Le directeur de Caritas Italie, Mgr Vittorio Nozza, constate pour sa part «l’incapacité et le manque de force décisionnelle des gouvernements et de la diplomatie internationale à faire valoir un cessez-le-feu immédiat et le respect des conventions internationale.
Le nombre d’évacués, souligne un communiqué de Caritas Italie, «revêt désormais les proportions d’un exode: des centaines de milliers de personnes en fuite dans un pays d’un peu plus de 3 millions d’habitants». Ces derniers jours, Caritas Jérusalem avait dénoncé aussi une «détérioration tragique» des conditions de vie (nourriture, eau et médicaments) dans la bande de Gaza. Entre temps, Caritas Liban, présente dans le pays avec 36 structures, a commencé à prendre en charge 50’000 familles du sud du pays ayant quitté leurs maisons à la suite des bombardements israéliens, réfugiées dans des écoles et autres bâtiments publics dans la zone est de Beyrouth ou au Mont Liban. Selon l’organisme de la Conférence épiscopale italienne (Cei), au Liban 1’300’000 euros sont nécessaires pour les secours d’urgence, s’ajoutant aux 1’165’000 euros nécessaires pour faire face aux interventions en cours à Gaza. (apic/misna/vb)
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