En raison de la pratique illégale de l’avortement

Argentine: 700’000 femmes enceintes meurent annuellement

Buenos Aires, 25 juillet 2006 (Apic) La directrice de l’Institut interdisciplinaire d’études des sciences humaines de l’Université de Buenos Aires (Argentine), Dora Barrancos, a estimé que l’avortement illégal était «la principale cause de mortalité maternelle» en raison des mauvaises conditions d’hygiène lors des accouchements.

Dora Barrancos, qui s’exprimera mardi en conférence sur le genre humain dans la société argentine, à l’Université des Baléares, à Palma de Majorque, a estimé que 700’000 avortements sont ainsi annuellement pratiqués illégalement en Argentine.

Dans une déclaration reproduite par l’Agence de presse espagnole EFE, Dora Barrancos a dénoncé «la grande hypocrisie» notée dans «certains» secteurs de la société argentine et déploré l’absence d’un accès gratuit à l’avortement.

«Si une femme a de l’argent, assure-t-elle, elle pourra rechercher en payant le prix fort la manière la plus sûre pour cette pratique, que le code pénal argentin «criminalise». Reste les femmes les plus pauvres, la grande majorité, qui ont elles aussi recours à l’avortement, mais qui meurent souvent faute de pouvoir payé le prix. (apic/ag/pr)

webmaster@kath.ch

Portail catholique suisse

https://www.cath.ch/newsf/argentine-700-000-femmes-enceintes-meurent-annuellement/